Le vrai visage du dogmatisme : l’UMP

Le vrai visage du dogmatisme : l’UMP

Ce mercredi soir, tempête dans le monde du numérique, la Quadrature du Net hurle au loup : dernier jour pour saisir le Conseil constitutionnel contre la Loi de Programmation Militaire à l’intérieur de laquelle se trouve le fameux Art. 13 : un article très intrusif dans la vie privée des citoyens (en mode NSA mais plus cheap).

Mais tout à coup, bourrasque en pleine tempête : le compte Twitter de la Quadrature envoie le message qui assassine les écolos :

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Le travail de la Quadrature est sur un Framapad, consultable en cliquant ici, et oui, on y voit bien qu’aucun-nes des député-es écolos n’apportent son soutien.

Voilà qui m’a semblé bien bien embêtant, moi qui était heureux de clamer à la Terre entière que nos député-es EELV s’étaient déclaré-es disponibles pour une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel comme en témoignait ce communiqué de presse du 11 décembre dernier, consultable ici.

C’est alors qu’un démenti tomba par le Tweeter d’Isabelle Attard (oui oui elle est toujours apparentée écolo…) :

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Quand c’est signé IA, c’est Isabelle Attard elle même qui tweete

Démenti, confirmé par la suite par la Quadrature :

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Nous en sommes bien là : les écolos, mais également les député-es FDG, ont vu leur proposition de collaboration pour porter cette saisine purement et simplement refusée par l’UMP et l’UDI pour la simple raison qu’ils ne sont pas de droite. Vos droits, votre vie privée et votre quiétude ont une limite : le dogmatisme politicard.

Ce qui vaudra d’ailleurs une petite raillerie à Valérie Pécresse par Frédéric Couchet, le fondateur de l’APRIL, alors que celle-ci faisait sa geignarde combattante sur le réseau à l’oiseau bleu :

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C’est alors que je questionnais François de Rugy, le co-Président du groupe parlementaire écolo à l’Assemblée nationale, sa réponse sera notre conclusion, en guise de mise en garde de l’UMP : il faudra vous expliquer mesdames et messieurs.

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La quenelle d’Orléans, c’est bon mangez-en

La quenelle d’Orléans, c’est bon mangez-en

455161_cTemps de préparation : 60 minutes
Temps de cuisson : 40 minutes

Ingrédients (pour 10 quenelles) :
100 g de beurre
120 g de farine
100 g de gruyère râpé
3 oeufs
noix de muscade râpée

Préparation de la recette :

Faire chauffer un verre, d’eau avec le beurre et un peu de sel.
Quand le beurre est fondu, ajouter la farine, et cuire 10 min à feu doux en remuant sans cesse.
Hors du feu, ajouter le gruyère puis les oeufs et la muscade quand le mélange a un peu refroidi.
Former des boudins sur une surface farinée et les mettre au frais une bonne demi-heure pour que les quenelles se tiennent bien.
Mettre les quenelles dans une marmite 30 à 40 min, à feu très doux, avec une sauce de votre choix (il faut que la sauce recouvre quasiment les quenelles).

Le petit plus : pour bien réussir vos quenelles, il est très important de bien les préparer en amont. Votre quenelle n’en sera que meilleure si vous vous inspirez de grands chefs, de maestros passés par les fourneaux bien avant vous. Vous pourrez ainsi vous reposer en toute impunité sur l’expérience d’années de quenelles. En région Orléanaise, nous vous conseillons cet homme, chacune de ses déclarations pourra justifier votre quenelle :
Fracturation hydraulique : le Frack Down de l’UMP

Fracturation hydraulique : le Frack Down de l’UMP

gfdd_day_couv2La nouvelle est tombée ce matin à 10 heures en droite provenance du Conseil constitutionnel : la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de schiste restera interdite.

Écologistes, comme lobbies du monde pétrolier, nous étions suspendus à cette décision.

La fracturation hydraulique est la seule méthode qui existe aujourd’hui pour libérer les hydrocarbures de schiste piégés à grande profondeur dans la roche. Mais elle présente de très sérieux risques pour l’environnement, la santé et la sécurité des riverains.

En janvier 2013, après l’annulation de deux permis d’exploitation, la compagnie pétrolière texane Schuepabch avait posé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, transmise au Conseil d’Etat puis au Conseil constitutionnel.

Au delà du risque de devoir à nouveau légiférer et voir les parlementaires harcelés par le lobby pétrolier, il y avait un risque de demande d’indemnisation faramineuse par Schuepabch : la société texane s’apprêtait à réclamer la somme de 1 milliard d’euros à l’Etat français.

Le Conseil constitutionnel valide donc la loi du 13 juillet 2011 qui interdit en France l’usage de la fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les pétroles et le gaz de schiste. Les Sages considèrent par le texte que cette loi « a poursuivi un but d’intérêt général de protection de l’environnement », en ajoutant que « la restriction apportée tant à la recherche qu’à l’exploitation des hydrocarbures ne revête pas, en l’état des connaissances et des techniques, un caractère disproportionné au regard de l’objectif poursuivi ».

Cette loi avait été initiée en 2011 par Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Il pourrait être ironique de constater que les écolos soutiennent des lois UMP, c’est pour dire si on n’est pas bouchés !

Non, le gag est en fait ailleurs…

Depuis plusieurs jours, les pétroliers, par L’Amicale des foreurs ou La Boîte à idées de l’UMP – qui rassemble entre autres, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Valérie Pécresse – appelaient à « la reprise de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste ». Une fissure dans les fondations sédimentaires du productivisme ? Ces illustres politiques, évidemment appuyés par les compagnies pétrolières, oseraient désavouer l’un des leurs, et pas le moindre : leur Président de groupe à l’Assemblée nationale ?

Rassurez-vous, depuis, Christian Jacob a retrouvé ses esprits. Et il a trouvé la petite faille qui évitera de passer pour Père Ubu : il est décidé à attaquer le gouvernement de Jean-Marc Ayrault sur l’article 2 de sa loi, selon lui inappliqué. Ce dernier prévoit la mise en place d’une « commission nationale d’orientation » destinée, entre autres, à « émettre un avis public sur les conditions de mise en œuvre d’expérimentations réalisées à des fins scientifiques, sous contrôle public ».

Cet épisode des gaz de schistes nous montre une nouvelle fois l’incompatibilité de l’UMP avec l’écologie. L’écologie c’est bien sympa et bien pratique pour chatouiller l’électeur, mais quand même, parfois, l’environnement, ça commence à bien faire  !

La méthode de la rumeur : une tradition à l’extrême-droite

La méthode de la rumeur : une tradition à l’extrême-droite

En 1943, Henri-George Clouzot sortait le film Le Corbeau, narrant comment des notables d’une petite ville de province sont calomniés par des lettres anonymes signées Le corbeau. Des rumeurs visent le docteur Rémi Germain, accusé de pratiques abortives, entre autres. Les choses se gâtent lorsque l’un de ses patients se suicide, une lettre lui ayant révélé qu’il ne survivrait pas à sa maladie. Nous sommes en pleine occupation, et, à la libération, ce film apportera bon nombre d’ennuis à son réalisateur : il avait été suspecté de dénigrer le peuple français.

Le Corbeau est un film dramatique français réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti sur les écrans en 1943.
Le Corbeau est un film dramatique français réalisé par Henri-Georges Clouzot, sorti sur les écrans en 1943.

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L’ #UMP secoue les nouilles

L’ #UMP secoue les nouilles

Je me rappelle d’un temps que les moins de un an ne peuvent pas connaitre…

Publié le 18 novembre 2011, mis à jour le 30 novembre 2011 sur le site Atlantico :

Eva Joly introuvable, silencieuse et en proie au doute depuis 3 jours, EELV, en état de cessation de paiement en juin, est menacé de faillite, dans ces conditions, il lui est indispensable de négocier avec le PS 80 circonscriptions afin d’engranger entre 1,5 et 1,8 millions de voix… chaque voix donnant lieu à un paiement au parti qui en bénéficie d’environ 1,70 euro de la part de l’Etat.

Je me rappelle d’un temps, de post-présidentielle, de pré-législatives, mais surtout de hargnes et de moqueries de droite sur la mort programmée du parti écolo français.

Il y a peu sur iTélé, Geoffroy Didier, le présomptueux sarkoziste à mèche, demandait à la gauche de donner à l’UMP pour sauver la démocratie.

Oui la Démocratie est toujours à entretenir, et pas que par l’argent, mais…

Toi le petit con qui s’est gaussé, toi le vieux bougon cumulard et individualiste, toi le militant bête, méchant, suiveur, sans regard sur l’avenir, sachez que lorsque vous donnez contre la faillite due au gars qui a planté votre parti, des défiscalisations sont effectuées sur ces dons. Ce système est un garde fou aux dérives du passé dans les financements politiques. Mais ces exonérations grèvent les impôts que chacun paye, dont les miens, qui me font donc participer au renflouement du parti des tricheurs, des mauvais gestionnaires.

Alors mes petits bonhommes (car chez vous il y a trop peu de femmes ce qui vous coûte aussi), ça c’est cadeau, un cadeau écolo :

Soutenir EELV : car nous, nous n’avons pas de boulet à sauver… Cliquez sur la madame…

Arrêtons de payer pour les erreurs du passé :

l’écologie, maintenant !

Faillite de l’ #UMP : Confieriez-vous vos économies à quelqu’un qui ne sait pas gérer ?

Faillite de l’ #UMP : Confieriez-vous vos économies à quelqu’un qui ne sait pas gérer ?

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Il a claqué la porte, il a fait sa colère, maintenant, il crie au complot.

Pendant ce temps là, tout penaud, Jean-François Copé passe parmi nous « Je ne suis pas un fainéant, je ne suis pas un voleur, juste une petite pièce ou un ticket restaurant »…

Mais attendez, combien a-t-il perdu ? Enfin, plus exactement, il a joué avec combien d’argent ? Et oui, 11 millions d’euros. Voilà ce que coute Sarkozy, le tant regretté Sarkozy, l’espérance du retour Sarkozy, celui qui est le seul à pouvoir sauver la France… Enfin selon son fan club.

Mais le problème n’est pas que là ! Mal gérer, l’UMP sait faire, ce sont même des experts !

Vous pensez que je vais vous parler de l’héritage ? Des comptes du pays ? Oh que non !

Commençons par la parité…

La loi du 6 juin 2000 sur la parité promeut l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats et aux fonctions électives. Ainsi, les partis qui ne présentent pas le même nombre de candidats et de candidates aux élections législatives sont soumis à des pénalités financières. Il ne s’agit pas d’une amende à payer, mais d’une retenue sur les financements publics versé par l’Etat aux partis. Pire en 2007, le taux de pénalité est augmenté pour s’appliquer à la mandature suivante.

En 2007, déjà pour non respect de la parité l’UMP a perdu 4 millions d’Euros de financement… par an ! En 2012, la facture s’aggrave : le parti de droite perd par année toujours 4 millions d’Euros, mais avec moins de voix, c’est donc un pire résultat.

« Je plaide coupable avec regret », s’est excusé Jean-François Copé, lundi 21 mai, au micro de BFM-TV. « C’est un arbitrage que nous avons eu à rendre et qui était difficile dès lors que nous avions 317 députés sortants et qu’une bonne part d’entre eux se représentent », a plaidé le secrétarire général de l’UMP.

Bah oui, mais si je calcule : (4 millions x 5 ans de mandatures) + (4 millions x 5 ans de mandatures) = 40 millions d’Euros perdus.

Et cette rentrée d’argent pouvait être facilement provisionnée, à croire qu’ils ont organisé cette insolvabilité !

Autre perte d’argent significative : le coût de la triche. En effet, l’organisation de l’élection du Président de l’UMP, avec son organisation (entre 250.000 et 300.000 euros), ses retards, ses contestations, les lumières allumées super tard Rue de la Boétie, Bon la somme est moindre, mais quand on a le porte monnaie qui flambe, on fait un peu attention, non ? Enfin, c’est comme cela qu’on essaye de faire chez les « salauds de pauvre »…

Pour la dette, tout n’est pas perdu, voici quelques solutions :

  • Faire des ménages : une conférence de Sarkozy est estimée à 92 Euros de la seconde. En allant chercher la thune avec les dents, ça peut rembourser un bout. « Je pars faire du fric comme Clinton », disait-il. Bah va falloir y retourner.
  • Diviser la dette par le nombre d’électeur, et… Euh ah non, pardon il s’agit d’une violation de la démocratie et du vote à bulletin secret, il faudrait être sot pour essayer de savoir qui a voté quoi. Et les pauvres, déjà qu’ils ont perdus, qu’ils doivent digérer que leur Messie est un panier percé, non, non, non, la double, voire triple peine serait vraiment contraire aux valeurs humanistes.
  • Ah mais il y a les joyeux donateurs : ce fameux premier cercle. Mais ces gens là ne donnent pas, ils investissent. Et là, le retour sur investissement risque de représenter des risques de non garantie importants.

Sinon, et bien, il reste la solution de la quête (puisque la conquête est corrompue) : à vot’bon coeur m’sieurs dames.

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En tout cas, moi sincèrement, vu comment ils dilapident l’argent qu’ils n’ont pas, je ne sais pas si je leur filerais les clefs de la boutique. Gouverner c’est prévoir, prévoir c’est gérer. Et là, y’a comme un petit souci…