Facebook se meurt, vive Snapchat ! Mais votre ado est toujours un/une vicieux/cieuse

Facebook se meurt, vive Snapchat ! Mais votre ado est toujours un/une vicieux/cieuse

“Les idées, comme les maladies, se propagent de manière infectieuse entre les gens, avant de mourir”.

C’est ainsi que deux étudiants doctorants en ingénierie mécanique et aérospatiale ont estimé que Facebook pourrait perdre 80% de ses utilisateurs d’ici à 2017. Pour arriver à cette conclusion, les deux scientifiques ont étudié le réseau social comme s’il s’agissait d’une maladie infectieuse. Autant dire que ce serait la fin de Facebook, vu leur modèle économique : collecter vos nos données pour les revendre ensuite.

Outre l’exemple de Myspace, cité par les deux étudiants lors de leur étude, ce réseau social numéro un il y a quelques années et quasiment déserté aujourd’hui, malgré un réel fond : rassembler autour des passions musicales, Facebook doit faire face à plusieurs concurrents : Ask.Fm, Instagram (que Facebook a acquis l’année dernière) et surtout Snapchat.

Snapchat, c’est quoi ?

Snapchat est une application de partage de photos et de vidéos disponible sur plates-formes mobiles de type iOS et Android (Windows Phone application officieuse 6Snap) . Elle est conçue et développée par des étudiants de l’université Stanford en Californie.
La particularité de cette application est l’existence d’une limite de temps de visualisation du média envoyé à ses destinataires. Chaque photographie ou vidéo envoyée ne peut être visible par son destinataire que durant une période de temps allant d’une à dix secondes ; le média cesse ensuite d’être disponible à la visualisation et est supprimé des serveurs Snapchat. Cependant, il est assez aisé pour les utilisateurs de faire des captures d’écran.

(Définition donnée par Wikipedia)

Le concept qui séduit les jeunes utilisateurs est bien là : chacun sait que Facebook collecte tout sur votre vie, vos habitudes, alors que Snapchat fait du partage qui semble auto-destructible.

On devine tout (ou presque) de tout le monde en scrutant et analysant sa page Facebook, alors qu’a contrario, Snapchat vous oriente vers des partages limités dans leur durée de vie et pouvant être ciblés vers une ou des personnes. Le petit plus est là : la discrétion.

Car les ados, pré-ados, post-ados et tout ce qui y ressemble (duvet sous le nez, rires idiots et tendance aux <3 <3 XD faciles) l’ont bien compris. Puisque la famille traîne aussi sur Facebook, mais petits secrets ne sont plus à l’abris. Alors allons ailleurs, un ailleurs plus sécurisé. Et ainsi, le pensons-nous, nous serons à l’abri des regards (je vous laisse imaginer ce que partage un ado qui a le pubis qui le démange, je vous laisse envisager toutes les conséquences, je vous laisse enfin analyser le fait que vous l’avez également fait sous d’autres formes lorsque vous étiez ado).

Cela n’a d’ailleurs pas échappé à Facebook (qui flippe un peu sa mère) et qui a tenté de racheter Snapchat en novembre dernier pour la somme rondelette de 3 milliards de Dollars. Mais les inventeurs de l’application ont refusé, préférant faire monter les enchères.

Mais, mes chers ami-es à seins qui poussent et hormones proportionnellement croissantes, vous pensez réellement que vos données s’effacent ? Mais que nenni ! (cherche pas boloss, ça veut dire “non” en ancien français).

Comme l’explique le blog Rezonances, un expert américain a montré qu’une faille dans l’application permet de récupérer l’ensemble des photos reçues par un utilisateur. Les fichiers sont stockés dans un dossier caché de la mémoire du smartphone. Ainsi avec un logiciel avancé, ce chercheur a réussi assez à récupérer les images. Il va même jusqu’à proposer un service destiné aux parents et à la justice pour scruter le téléphone de votre progéniture/mis en examen pour la modique somme de 300 à 600 $ (bah on fait du fric là où il y en a à faire, hein…).

Il faut également se rappeler qu’en janvier, nous apprenions que Snapchat avait été hacké et que les données de ses utilisateurs avaient été volées. Après 10 jours de silence, la société éditrice du petit fantôme présentait enfin ses excuses et mettait en place un système de Captcha sensé mieux protéger l’application.

Sensé, oui, c’est bien ainsi qu’il faut la qualifier : depuis quelques heures, on sait qu’en presque 100 lignes de code et 30mn de travail, cette sécurité peut être cassée.

Donc maintenant, parents et ado : vous êtes prévenus :

  • L’ado n’est pas un ange quand il découvre le sexe, vous le saviez mais appliquez cette constatation à vos chers chérubins innocents qui sont comme les autres.
  • Toi le/la petit-e malin-gne qui partage des coquineries à l’attention de tes ami-es, ça pourrait très facilement se retrouver un jour dans des paluches mal intentionnées.

En attendant, souriez plutôt en regardant cette vidéo, qui nous caricature toutes et tous :

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