Dieudonné : trouble à l’ordre public en région Centre ?

Dieudonné : trouble à l’ordre public en région Centre ?

A l’heure où deux enquêtes pour possible organisation d’insolvabilité sont ouvertes à l’encontre du sieur M’bala M’bala Dieudonné, et suite à la croisade de Manuel Valls contre le Dark Vador des bouffons, les villes qui se voient accueillir sa tournée se posent la question de l’interdiction de son spectacle. Notre région n’est pas en reste : Orléans et Tours réagissent.

Ainsi, Jean Germain, le Maire de Tours vient de demander au Préfet d’Indre et Loire son interdiction en estimant que ses spectacles se transforment « en une propagande raciste, xénophobe, antisémite et négationniste ». « La liberté d’expression est une donnée fondamentale de la République, mais lorsque cette expression se transforme en une propagande raciste, xénophobe, antisémite et négationniste, il y a lieu de réagir », a-t-il ajouté.

A Orléans, le débat est aussi animé. comme le rappelle un article de Mag’ Centre. Serge Grouard, le maire d’Orléans, affirme son opposition à la venue de Dieudonné, invoquant « le trouble à l’ordre public ». et dit avoir saisi le préfet.

Dans ce genre d’affaires, lorsqu’on a un peu de conscience publique, on a tout d’abord le réflexe de se demander si on doit en faire publicité au risque de braquer la lumière de façon positive sur le fait, les idées ou la personne que l’on veut combattre. Après avril 2002, nous avons désiré ne pas faire la promotion des dérives de l’extrême-droite, succédant ainsi à des années à base de « la jeunesse emmerde le Front national » et de manifs anti Le Pen. Mais le résultat est là : la bête a réussi à faire croire qu’elle n’était plus immonde, qu’elle devenait respectable, elle et ses franchises. Et Dieudonné, dont le parrain de la fille est Le Pen, qui se fourvoie dans l’antisémitisme le plus haineux, qui fréquente le dangereux pseudo-penseur Soral, est une franchise du Front National. Alors arrêtons de nous voiler la face, et nous, politiques, devons retrouver notre courage : parlons des dangers d’un discours qui a pu nous amener au séisme d’avril 2002.

Mais il y a la façon d’aborder le sujet : doit-on seulement attaquer les idées et montrer leurs potentielles dangereuses conséquences ou doit-on pousser jusqu’à l’interdiction de toute expression de ces idées ?

© Thomas Padilla / Maxppp

La réponse de l’actuel Ministre de l’Intérieur est claire : il faut interdire l’expression publique de Dieudonné. C’est d’ailleurs la seule action qu’il peut envisager, la justice n’étant pas de son ressort.

Retrouvez le texte de Christiane Taubira en cliquant sur l’image

De son côté la Garde des Sceaux explique comment elle combattra ce triste sire : par le droit, et c’est heureux, c’est sa mission, donc après que le forfait fut commis dans le plus pur respect de l’état de droit. Mme Taubira ajoute que son action sera également politique, en tant que porteuse d’idéaux politiques et avec le talent qu’on lui connait :

Ces provocations putrides testent la société, sa santé mentale, sa solidité éthique, sa vigilance. Il nous faut y répondre, car la démocratie ne peut se découvrir impuissante face à des périls qui la menacent intrinsèquement. Il faut donc descendre dans l’arène, disputer pied à pied, pouce par pouce l’espace de vie commune, faire reculer cette barbarie ricanante, la refouler, occuper le terrain par l’exigence et la convivialité.

Car il est hors de question de commencer l’année en « livrant le monde aux assassins d’aubes » (Aimé Césaire).

Nous voilà donc face à deux façons de réagir : la réponse juridique au possible délit en parallèle d’un combat politique des idées nauséabondes ou l’interdiction en amont de toute expression sous couvert de présomption de culpabilité.

Face aux enquêtes de la Justice sur l’organisation de son insolvabilité pour ne pas payer les sommes qu’il doit après condamnations, la défense de l’avocat de Dieudonné exprimée dans les médias ne s’est pas faite attendre : le premier a organiser l’insolvabilité de Dieudonné est Manuel Valls par sa volonté d’interdire les spectacles du monsieur (déclaration par téléphone sur Itélé, ce matin du 4 janvier).

Nous y voilà : la victimisation est lancée, Dieudonné est l’innocente cible de la censure, tout est fait pour le détruire. Nous l’avions craint, Valls l’a fait. Et cette victimisation fera son office : les aficionados du roi de la quenelle, conscients ou pas des idées dangereuses qu’il colporte, vont que mieux soutenir leur héraut… en allant à ses spectacles, en multipliant les quenelles sur les réseaux sociaux quitte à piéger leur bourreau.

Mais la question reste posée : Jean Germain, Serge Grouard, portés par les déclarations de Manuel Valls, peuvent-ils faire interdire la présence de rassemblements autour de Dieudonné sur leurs communes, même appuyés par le Préfet de leur département ?

Dans un badin billet mâtiné d’un fort agréable petit cour de droit, Maître Eolas nous explique qu’il y a fort à parier qu’une interdiction sera cassée par le Conseil d’Etat. A l’évocation de troubles à l’ordre public, la haute institution pourra répondre que l’éventualité de troubles, alléguée par le maire, ne présentait pas un degré de gravité tel qu’il n’ait pu, sans interdire la conférence spectacle, maintenir l’ordre en édictant les mesures de police qu’il lui appartenait de prendre.

Et cela est déjà pratiquement arrivé, comme le rappelle Mag’Centre : le maire d’Orvault (Loire-Atlantique) qui avait voulu faire interdire un spectacle de Dieudonné sur ce critère de « trouble à l’ordre public » a été condamné en référé par le Conseil d’Etat à verser 15 000 euros à Dieudonné, « pour atteinte grave à la liberté d’expression ». 

Et publicité sera faite d’une telle décision, afin de faire progresser la victimisation, le paranoïaque aura les preuves à exhiber aux yeux du public pour masquer son vrai visage d’un porteur d’idées troublant réellement l’ordre public.

Manuel Valls court vers l’échec, Jean Germain et Serge Grouard seront bafoués et Dieudonné en sortira grandit. Mais on oubliera jusqu’au présidentielle où Valls sera candidat, et la lenteur de la justice fera que les municipales seront passées quand elle rendra sa décision.

Alors à l’instar de Pierre Joxe, ami socialiste, citoyen humaniste, rejoint nous avec Christiane Taubira dans le combat contre les sales idées en respect du droit, et ne cautionne pas la politique de l’émotion au service d’une communication surfaite dont le but n’est pas ce qu’elle déclare.

Quant à toi, quenelleur irresponsable, va, suis ton chemin, tu seras la première victime des haineux que tu défends.

En attendant, le spectacle à Orléans est quasiment complet. Si il est interdit, comment gérera-t-on les 2500 personnes mécontentes aux portes du Zénith ? Voilà un réel problème de trouble à l’ordre public dont l’origine se trouve dans l’interdiction a posteriori de la vente des billets. Gouverner, c’est… prévoir.

EELV, les Européennes et des résultats

EELV, les Européennes et des résultats

Afin de définir ses listes de candidats pour les prochaines élections européennes, Europe Ecologie – Les Verts a entrepris une consultation de ses militants. Les militants recevaient les noms des candidats et pouvaient ordonnancer les deux ou trois premiers candidat/es de chaque genre (suivant les euro-régions). Ainsi un nombre de points était attribué à ces premiers, permettant de désigner au mieux les têtes de listes. Celles-ci seront proposées à la CPE (Commission permanente électorale) qui construira, par la suite, des scénarii. En dernier lieu, le Conseil fédéral votera sur les listes définitives qui seront présentées aux électeurs et électrices.

Les résultats pour la région Centre – Massif Central, où j’étais candidat, sont maintenant connus :

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Toutes mes félicitations se portent vers Benoit Faucheux, avec qui je travaille au sein du Bureau exécutif régional d’EELV Centre.

Je me suis intéressé aux résultats du Congrès national décentralisé en région organisé le week-end dernier afin de les comparer à ce scrutin. En additionnant les trois régions (Limousin, Auvergne et Centre) de notre euro-région, on retrouve le rapport de force inter-motions et le fait que la région Centre, qui a porté LMP en tête, soit la région la plus peuplée en militant/es influe fortement ce résultat.

Il est un point qu’il faut préciser au non militant EELV, c’est que cette consultation était… une consultation : nous n’avons pas là les futures listes pour les européennes mais l’expression des désirs des militants afin d’orienter la Commission Permanente Électorale qui proposera au vote les listes finales. Et la région Centre est actuellement dans un flou artistique : qui sera tête de liste, sera-ce une femme ou un homme, de quelle motion sera-t-elle/il issu ? Et cela influera par la suite sur le reste de la liste (alternance paritaire, rapport de force de motions, etc.).

Au niveau national, plusieurs résultats sont importants à souligner.

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La prime aux bosseurs

Un élément de langage commence à circuler sur les listes internes ou les réseaux sociaux : ce scrutin est une prime aux gens connus. Voilà une façon peu élégante de balayer le travail et les résultats de nos euro-député-es sortant-es.

La lutte contre ACTA, la dénonciation de l’espionnage NSA, le combat contre une pêche ultra destructrice de nos fonds marins, les engagements pour protéger les populations contre les dérives polluantes (Schiste, bisphénol, etc.), et je ne cite pas tous les dossiers portés par nos élu/es, sont autant de réussites reconnues par les militants. Sandrine, Yannick, José, Eva, Jean-Paul, Nicole, Jean-Jacob, Karima, François, Malika, Yves, Dany, Hélène, Catherine, Michèle, Karim (on dirait une chanson de Zazie !), vous n’avez pas à rougir pour ces travaux accomplis : le militant vous le dit.

Le cas Sud Ouest

Dans la région Sud-Ouest, un drame cornélien se jouait : deux de nos député/es européen/nes y ont une légitimité importante, mais un/une seul/e en sera tête de liste. Le résultat le montre,  deux noms ressortent de façon évidente : Catherine Grèze et José Bové. Mais certains voient dans le résultat moins important de José comme un camouflet. Un camouflet qui porte en tête n’est quand même pas ce qu’il y a de plus dur à recevoir. Personnellement, j’y verrai plutôt un avertissement, même si je le soutiens pour la candidature à la tête au PVE : attention José, si tu négliges la base, celle-ci te négligera.

Le pardon des militants à Joly

En région Ile de France, même si il ne faut surtout pas en diminuer le score d’Anny Poursinoff, Eva Joly se détache très nettement. Au lendemain d’une présidentielle peu reluisante, il était à craindre une sanction par les militants. Et que nenni ! Le poids de la défaite n’est pas selon la base à mettre au crédit d’Eva seule. Ces chiffres me confortent dans ma pensée : l’échec est collectif, de par les mauvais choix stratégiques, de par les dissonances venues de notre propres camps, de par des soutiens mous et tirant à hue et à dia.

Le désir d’unité

Enfin, il est un score qui est net et sans bavure : le résultat national.

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La liste emmenée par Pascal Durand arrive très nettement en tête. Au delà du vote « motionnesque », Pascal est un des fers de lance de Cap Ecolo, autrement surnommée « la Firme » depuis le caprice de diva de Noël Mamère. Pascal représente aux yeux des militants la personnification de la volonté d’unité comme il l’a souvent défendue : il fait un bien meilleur score que Cap Ecolo, elle-même, à l’issue du premier tour du Congrès. Ce score valide la ligne volontaire de participation critique et positive à la gouvernance et de notre pays et de l’Europe. Et cette ligne volontaire est portée par Emmanuelle Cosse et Cap écolo.

La leçon à tirer de ces résultats n’est pas la division et le campement sur des positions de clans : mais de se porter vers la réunion des talents, dans le respect de nos valeurs, l’application de notre éthique. Les unions pré-second tour du Congrès ne doivent pas être artificielles pour faire du chiffre. Elle se doivent de porter un projet commun, un projet dont chacun sera solidaire, même une fois le Congrès passé. La réponse sera politique, et non pas mathématique.

La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

Dans une étude datée du 22 juillet dernier, le Commissariat général au Développement durable, montre que la contamination des cours d’eau français par les pesticides est « quasi généralisée ». 

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Pire encore, les réserves du sous-sol sont également atteintes. Selon l’étude :

« les contaminations des nappes phréatiques par les pesticides sont essentiellement localisées, pour les plus fortes, en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, en Martinique, ainsi qu’au Sud de la Guyane et de Basse Terre en Guadeloupe, avec des concentrations totales de pesticides dépassant 0,5 µg/l (norme de qualité DCE). Au nord de l’Hexagone, en nord Bretagne, dans le couloir rhodanien et le Sud-Ouest, les concentrations totales en pesticides des nappes sont fréquemment supérieures à 0,1 µg/l. Les nappes sous couverture argileuse (en Aquitaine et à l’est du bassin parisien) et les nappes de montagne, est et sud du Massif Central, Pyrénées, Alpes, sont les plus préservées puisqu’aucun pesticide n’y est détecté. »

Dans les zones de cultures intensives comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat.

Les conséquences sont maintenant factuelles. Ainsi, ma commune, Saint Jean-de-la-Ruelle (~17000 habitants), au Nord Ouest dans l’agglomération d’Orléans, était « branchée » sur un approvisionnement en eau potable arrivant de la fameuse nappe de Beauce. Mais suite à la pollution, en 2008, un accord a du être signé avec la ville d’Orléans et le Maire communiquait ainsi :

Une décision responsable dans l’intérêt des stéoruellans
Depuis le 4 juillet, les habitants de Saint Jean de la Ruelle sont approvisionnés en eau potable par la ville d’Orléans, à partir des ressources de l’usine du Val.
En effet, l’eau fournie par les forages de la ville présentait une teneur croissante en nitrates et dépassait les normes prescrites par la DDASS, de façon permanente sur 2 forages. Par ailleurs, la ville n’avait pas de solution interne, tous les forages étant condamnés car non protégeables. Après des études et de nombreux débats, il était de notre responsabilité d’agir et nous avons pris la seule décision possible à court terme, permettant de fournir aux habitants une eau de qualité.
Il s’agissait pour les élus du conseil municipal, d’une question de responsabilité et de santé publique et je me félicite qu’aujourd’hui les stéoruellans puissent consommer une eau de qualité.
Par ailleurs, ainsi que je m’y étais engagé, la distribution de l’eau potable à Saint Jean de la Ruelle reste et restera un service public municipal géré en régie directe.

Votre maire,
Christophe Chaillou

Conséquences : afin d’équilibrer les dépenses dues au changement de mode d’approvisionnement du réseau d’eau potable, une hausse des tarifs a été nécessaire. Elle fut lissée sur trois ans pour en réduire l’impact sur les budgets des ménages. Le tarif de l’eau et le droit d’abonnement ont augmenté de 6.90% en 2008, mais cette hausse fut compensée cette année-là par la baisse de la redevance pollution (!).

En 2012, année de sécheresse, le Président de la FNSEA, Xavier Beulin, demandait la création de retenues d’eau qu’il présentait comme une réponse pérenne à la sécheresse en se plaignant de « tracasseries administratives » et de « l’écologie punitive ».

A priori, monsieur Beulin, la punition ne vient pas de l’écologie, mais d’une agriculture intensive épuisant nos ressources, dont vous êtes le fier héraut.

Les écologistes lui avaient répondu de manière factuelle et documentée, par la voix de Gilles Deguet (Vice-Président au Conseil de la Région Centre) :

« Notre système agricole est confronté à un double défi : il faut d’une part produire de l’alimentation pour nourrir la population, et d’autre part il faut le faire dans un contexte où les facteurs de production (eau, sol, énergie fossile…) sont et seront de plus en plus rares.

« Depuis les années 60 l’agriculture a augmenté sa productivité, mais le modèle qui a été utilisé repose sur une forte consommation d’eau, de produits phytosanitaires (néfastes pour la santé et le bon état des écosystèmes) et d’engrais de synthèse produits à partir d’énergie fossile. La Politique Agricole Commune a largement contribué à l’adoption de ce modèle de production.

« Aujourd’hui, ce modèle n’est clairement plus adapté : les ressources fossiles s’épuisent, les ressources en eau qui sont déjà largement surexploitées risquent de diminuer du fait du changement climatique. Les consommateurs qui achètent les produits et les citoyens qui paient pour la PAC veulent une agriculture qui préserve leur santé et leur environnement et non l’inverse. C’est malheureusement très loin d’être le cas.
« Ainsi, Le Commissariat Général au Développement Durable évalue le coût complet du traitement annuel des excédents en nitrates et pesticides d’agriculture et d’élevage dissous dans l’eau entre 54 et 91 milliards d’euros par an ! Soit cinq fois plus que le solde positif de notre balance agroalimentaire ! »

Monsieur Beulin a une bête noire : les écologistes, comme le montre ses petites interventions politiciennes, comme un accusateur encart dans la République du Centre en période électorale où il expliquait tout le mal que représentait EELV à ses yeux.

Les écologistes ne s’axent pas en terme de bêtes noires, mais d’objectif : améliorer le quotidien de chacune et chacun dans le respect de toutes et tous. Voilà notre grande différence.

Article paru sur :

la RN 154 : encore une bourde monsieur Bonneau…

la RN 154 : encore une bourde monsieur Bonneau…

Jean-Marc Ayrault, accompagné entre autres de Philippe Martin, nouveau ministre de l’écologie, va dévoiler ce mardi à 17 heures à l’université de Paris-VI un plan d’investissements d’avenir sur dix ans.

Ceci fait suite au rapport de la commission Mobilité 21 sur la hiérarchisation des projets d’infrastructures de transport (source Ministère de l’Écologie) :

  • Les réseaux de transport nationaux sont bien développés et les investissements en la matière ont été particulièrement importants ces dernières années
  • Tous les territoires doivent pouvoir bénéficier de transports performants.
  • Le modèle de développement ferroviaire est à revisiter.
  • La faiblesse des grandes plates-formes portuaires françaises de niveau européen et de l’organisation logistique au plan national pénalise la compétitivité et l’attractivité de l’économie nationale.
  • Les modalités de financement et de gouvernance de la politique de transport ne garantissent pas aujourd’hui une association satisfaisante des collectivités et du Parlement aux décisions d’investissement de l’Etat

Ainsi, après le report du POCL (Paris – Orléans – Clermont – Lyon, LGV coûteuse et tueuse de nos lignes TER), c’était au tour du projet d’autoroute en Eure-et-Loir d’être reporté. Selon Sandra Renda et Karim Laanaya, conseillers régionaux EELV de la Région Centre : « c’est une bonne nouvelle pour l’environnement et la préservation des terres agricoles, mais aussi pour les automobilistes qui auraient été «rackettés» faute de route de substitution viable. »

Mais c’était sans compter sur les habituelles déclarations « à coté de la plaque » auxquelles nous a déjà habitué François Bonneau, Président PS du Conseil régional Centre. Remettant en cause l’accord d’union du PS, du FDG et d’EELV au second tour des régionales de 2010, il aurait changé d’avis en se positionnant en faveur d’une mise en concession autoroutière de la RN 154. Il s’agit là d’un sérieux accroc pour l’avenir électoral qui nous lie…

Visitant les écologistes de la région Centre le week-end dernier, Pascal Durand, Secrétaire national d’EELV, leur a apporté tout son soutien :

Source le Berry Républicain

Pascal Durand devait rencontrer ce lundi le premier Ministre, en amont des déclarations d’intentions d’investissements pour l’avenir, il avait prévu de lui parler de ce sujet.

Comme vos collègues PS de terrain, comme des élus du FDG, comme vous le conseille vos partenaires d’EELV, Monsieur Bonneau, soyez raisonnable : ne cédez pas au racket annoncé d’une route que vos administrés ont déjà payé. En ces temps de crise, payer trois fois est un énorme luxe inutile : la construction, l’entretien et la potentielle compensation de rentabilité que les collectivités reverseront à un exploitant privé.

Nous attendrons donc ce mardi 17h, les décisions du Gouvernement.

Pour suivre ce dossier :
http://www.agirunis.fr/
http://rn154pourtous.com