#NDDL : la colère du petit chef

#NDDL : la colère du petit chef

Vendredi 17 juillet,  la justice a rejeté les recours présentés lors de l’audience du 18 juin dernier, émanant de l’ACIPA, d’associations d’agriculteurs et d’élus locaux, concernant les volets environnementaux du projet. Il s’agit d’un revers pour les opposants à cet inutile, coûteux et polluant projet d’aéroport. Lire la suite

Un sondage à décortiquer pour aider Hollande : la loi Duflot plébiscitée

Un sondage à décortiquer pour aider Hollande : la loi Duflot plébiscitée

Le 6 novembre dernier, Itele et le Huffington Post dévoilaient un énième sondage, commandé à Yougov, sur la (im)popularité de l’exécutif.

Le sondeur conclut : à mi-mandat présidentiel, les cotes de popularité de François Hollande et Manuel Valls descendent à des scores historiquement bas, enregistrant respectivement 12% et 22% d’opinions favorable en novembre.

Historiquement bas… Moui, se diront les citoyen-nes, en ajoutant un « qu’est-ce que vous voulez qu’j’vous dise, c’est la routine », mais, au moins, nous avons ici l’information que nous sommes à mi-mandat : deux ans et demi pour en arriver là.

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Delenda est…

Delenda est…

Pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas cette citation, delenda est Carthago, relisons la définition qu’en donne Wikipedia.

Il s’agit d’une citation latine attribuée à Caton l’Ancien, mort en 149 av. J.-C., elle signifie « Il faut détruire Carthage ! » (littéralement « Carthage est à détruire »).

Bien que les Romains aient remporté les deux premières Guerres Puniques, ils connurent quelques revers et humiliations dans leur lutte d’influence contre la cité-État maritime et phénicienne de Carthage au nord de la Tunisie actuelle. Cela les poussa à rechercher par vengeance la victoire totale qui s’exprime par cette formule. La Troisième guerre punique s’acheva par la destruction complète de la ville. La cité fut brûlée (des traces d’incendie sont visibles sur les quelques ruines qui restent de la Carthage phénicienne), rasée et les survivants vendus en esclavage. Les historiens se demandent si, oui ou non, les champs furent recouverts de sel. En tout cas, cette légende donne une idée de l’animosité romaine.

Selon la tradition, Caton l’Ancien prononçait cette formule à chaque fois qu’il commençait ou terminait un discours devant le Sénat à Rome, quel qu’en soit le sujet.

L’expression s’emploie aujourd’hui pour parler d’une idée fixe, que l’on poursuit avec acharnement jusqu’à sa réalisation ; elle peut signifier aussi la nécessité de détruire une institution ou une structure devenue néfaste mais qui persiste.

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En finir avec la gauche passéiste !

En finir avec la gauche passéiste !

Dans une interview du Nouvel Obs à paraître dans l’édition papier du 23 octobre, le premier Ministre nous fait à nouveau le coup de l’autoritarisme, lui faisant asséner ce qui lui semble être des vérités, mais n’y apportant aucune argumentation solide.

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#Valls : J’aime les agriculteurs (intensifs)

#Valls : J’aime les agriculteurs (intensifs)

Après « j’aime l’entreprise », rattrapé par un « j’aime les socialistes », voici le tour du « j’aime les agriculteurs » (mais pas tous). La semaine prochaine, si nous faisons un peu de bruit, nous aurons peut-être un « j’aime le bio », mais pour cela, faisons ce bruit.

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Je vais parler d’un mot : la responsabilité…

Je vais parler d’un mot : la responsabilité…

C’est par cette phrase que commence un entretien avec Bastien François, directeur du département de Sciences politiques de la Sorbonne et Conseiller régional Écologiste d’Île de France. Il poursuit en montrant qu’en politique « la responsabilité est une relation de confiance entre les gouvernants et les gouvernés ».

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#ALUR : il faut abattre la bête

#ALUR : il faut abattre la bête

Comme le montrait Arrêt sur Images en juin, puis dernièrement, il existe une campagne dans les médias visant à démontrer que la loi ALUR (Accès au logement et pour un urbanisme rénové) a abîmé le marché immobilier, et ce bien avant que la loi ne soit mise en application, voire, tout simplement, imaginée.

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Valls : provocateur ou incompétent ?

Valls : provocateur ou incompétent ?

Vendredi matin, la Préfecture de Nantes refusait le parcours de la manifestation contre Notre Dame Des Landes, redoutant les débordements :

« Considérant que plusieurs milliers de personnes sont attendues dans le cadre de cette manifestation, indique cet arrêté, considérant que la présence de groupes violents a été observée dans des manifestations de ce type par le passé, à Nantes, et qu’ils ont causé dans des circonstances comparables de sérieux troubles à l’ordre public, considérant que les organisateurs n’ont pas déclaré la manifestation dans les formes légales mais ont fait connaître par voie de presse le 20 janvier un projet d’itinéraire comportant des rues où l’ordre public et la sécurité de la manifestation ne pourraient pas être assurés, malgré le courrier qui leur a été notifié le 14 février pour les en dissuader (…) » poursuit l’arrêté, « tous type de manifestations ou attroupements est interdit le samedi 22 février 2014 ».

Un nouveau parcours a donc été étudié. Celui-ci passait Rue de Strasbourg où se trouvent une annexe de la Mairie de Nantes et une agence Vinci. Puis passant devant l’Hôtel-Dieu, la manifestation allait croiser un commissariat.

Les forces de polices étaient particulièrement renforcées, nous avons vu quatre camions avec canons à eau, des barrières digne de Davos, des CRS, gendarmes mobiles, police municipale, tout était mobilisé, tous étaient tendus bien avant les échauffourés.

Davos sur Loire
Davos sur Loire

Le Préfet le dit, il s’attendait à des populations violentes en marge de la manifestation pacifique. Le Préfet a un patron : le Ministre de l’Intérieur.

Et pourtant celui-ci pousse des cris d’orfraie au soir des heurts rencontrés à Nantes, violences que nous écologistes condamnons.

Alors, avec les connaissances du Préfet, les renseignements de la DCRI, on est en droit de se poser la question : monsieur Valls est-il complètement innocent dans cette histoire ou doit-il quitter le Gouvernement face à une incompétence pouvant mener au chahut urbain ?

Dieudonné : trouble à l’ordre public en région Centre ?

Dieudonné : trouble à l’ordre public en région Centre ?

A l’heure où deux enquêtes pour possible organisation d’insolvabilité sont ouvertes à l’encontre du sieur M’bala M’bala Dieudonné, et suite à la croisade de Manuel Valls contre le Dark Vador des bouffons, les villes qui se voient accueillir sa tournée se posent la question de l’interdiction de son spectacle. Notre région n’est pas en reste : Orléans et Tours réagissent.

Ainsi, Jean Germain, le Maire de Tours vient de demander au Préfet d’Indre et Loire son interdiction en estimant que ses spectacles se transforment « en une propagande raciste, xénophobe, antisémite et négationniste ». « La liberté d’expression est une donnée fondamentale de la République, mais lorsque cette expression se transforme en une propagande raciste, xénophobe, antisémite et négationniste, il y a lieu de réagir », a-t-il ajouté.

A Orléans, le débat est aussi animé. comme le rappelle un article de Mag’ Centre. Serge Grouard, le maire d’Orléans, affirme son opposition à la venue de Dieudonné, invoquant « le trouble à l’ordre public ». et dit avoir saisi le préfet.

Dans ce genre d’affaires, lorsqu’on a un peu de conscience publique, on a tout d’abord le réflexe de se demander si on doit en faire publicité au risque de braquer la lumière de façon positive sur le fait, les idées ou la personne que l’on veut combattre. Après avril 2002, nous avons désiré ne pas faire la promotion des dérives de l’extrême-droite, succédant ainsi à des années à base de « la jeunesse emmerde le Front national » et de manifs anti Le Pen. Mais le résultat est là : la bête a réussi à faire croire qu’elle n’était plus immonde, qu’elle devenait respectable, elle et ses franchises. Et Dieudonné, dont le parrain de la fille est Le Pen, qui se fourvoie dans l’antisémitisme le plus haineux, qui fréquente le dangereux pseudo-penseur Soral, est une franchise du Front National. Alors arrêtons de nous voiler la face, et nous, politiques, devons retrouver notre courage : parlons des dangers d’un discours qui a pu nous amener au séisme d’avril 2002.

Mais il y a la façon d’aborder le sujet : doit-on seulement attaquer les idées et montrer leurs potentielles dangereuses conséquences ou doit-on pousser jusqu’à l’interdiction de toute expression de ces idées ?

© Thomas Padilla / Maxppp

La réponse de l’actuel Ministre de l’Intérieur est claire : il faut interdire l’expression publique de Dieudonné. C’est d’ailleurs la seule action qu’il peut envisager, la justice n’étant pas de son ressort.

Retrouvez le texte de Christiane Taubira en cliquant sur l’image

De son côté la Garde des Sceaux explique comment elle combattra ce triste sire : par le droit, et c’est heureux, c’est sa mission, donc après que le forfait fut commis dans le plus pur respect de l’état de droit. Mme Taubira ajoute que son action sera également politique, en tant que porteuse d’idéaux politiques et avec le talent qu’on lui connait :

Ces provocations putrides testent la société, sa santé mentale, sa solidité éthique, sa vigilance. Il nous faut y répondre, car la démocratie ne peut se découvrir impuissante face à des périls qui la menacent intrinsèquement. Il faut donc descendre dans l’arène, disputer pied à pied, pouce par pouce l’espace de vie commune, faire reculer cette barbarie ricanante, la refouler, occuper le terrain par l’exigence et la convivialité.

Car il est hors de question de commencer l’année en « livrant le monde aux assassins d’aubes » (Aimé Césaire).

Nous voilà donc face à deux façons de réagir : la réponse juridique au possible délit en parallèle d’un combat politique des idées nauséabondes ou l’interdiction en amont de toute expression sous couvert de présomption de culpabilité.

Face aux enquêtes de la Justice sur l’organisation de son insolvabilité pour ne pas payer les sommes qu’il doit après condamnations, la défense de l’avocat de Dieudonné exprimée dans les médias ne s’est pas faite attendre : le premier a organiser l’insolvabilité de Dieudonné est Manuel Valls par sa volonté d’interdire les spectacles du monsieur (déclaration par téléphone sur Itélé, ce matin du 4 janvier).

Nous y voilà : la victimisation est lancée, Dieudonné est l’innocente cible de la censure, tout est fait pour le détruire. Nous l’avions craint, Valls l’a fait. Et cette victimisation fera son office : les aficionados du roi de la quenelle, conscients ou pas des idées dangereuses qu’il colporte, vont que mieux soutenir leur héraut… en allant à ses spectacles, en multipliant les quenelles sur les réseaux sociaux quitte à piéger leur bourreau.

Mais la question reste posée : Jean Germain, Serge Grouard, portés par les déclarations de Manuel Valls, peuvent-ils faire interdire la présence de rassemblements autour de Dieudonné sur leurs communes, même appuyés par le Préfet de leur département ?

Dans un badin billet mâtiné d’un fort agréable petit cour de droit, Maître Eolas nous explique qu’il y a fort à parier qu’une interdiction sera cassée par le Conseil d’Etat. A l’évocation de troubles à l’ordre public, la haute institution pourra répondre que l’éventualité de troubles, alléguée par le maire, ne présentait pas un degré de gravité tel qu’il n’ait pu, sans interdire la conférence spectacle, maintenir l’ordre en édictant les mesures de police qu’il lui appartenait de prendre.

Et cela est déjà pratiquement arrivé, comme le rappelle Mag’Centre : le maire d’Orvault (Loire-Atlantique) qui avait voulu faire interdire un spectacle de Dieudonné sur ce critère de « trouble à l’ordre public » a été condamné en référé par le Conseil d’Etat à verser 15 000 euros à Dieudonné, « pour atteinte grave à la liberté d’expression ». 

Et publicité sera faite d’une telle décision, afin de faire progresser la victimisation, le paranoïaque aura les preuves à exhiber aux yeux du public pour masquer son vrai visage d’un porteur d’idées troublant réellement l’ordre public.

Manuel Valls court vers l’échec, Jean Germain et Serge Grouard seront bafoués et Dieudonné en sortira grandit. Mais on oubliera jusqu’au présidentielle où Valls sera candidat, et la lenteur de la justice fera que les municipales seront passées quand elle rendra sa décision.

Alors à l’instar de Pierre Joxe, ami socialiste, citoyen humaniste, rejoint nous avec Christiane Taubira dans le combat contre les sales idées en respect du droit, et ne cautionne pas la politique de l’émotion au service d’une communication surfaite dont le but n’est pas ce qu’elle déclare.

Quant à toi, quenelleur irresponsable, va, suis ton chemin, tu seras la première victime des haineux que tu défends.

En attendant, le spectacle à Orléans est quasiment complet. Si il est interdit, comment gérera-t-on les 2500 personnes mécontentes aux portes du Zénith ? Voilà un réel problème de trouble à l’ordre public dont l’origine se trouve dans l’interdiction a posteriori de la vente des billets. Gouverner, c’est… prévoir.