Faire des choix budgétaires novateurs pour le Loiret

Faire des choix budgétaires novateurs pour le Loiret

Communiqué d’Estelle Touzin et Thierry Soler, Conseillers généraux du Loiret.

Le conseil général tient une séance exceptionnelle ce vendredi pour débattre des orientations budgétaires 2015. Dans un contexte de réforme des collectivités territoriales et de fortes contraintes financières, nous ne pouvons plus nous permettre de dilapider l’argent public ou seulement investir pour investir. Il faut choisir collectivement les investissements qui engendrent des économies plutôt que des dépenses supplémentaires, des projets viables, durables et pérennes pour le bien être des Loirétains.

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Estelle Touzin & Thierry Soler : Assez de polémiques partisanes, les territoires, ce sont d’abord des femmes et des hommes

Estelle Touzin & Thierry Soler : Assez de polémiques partisanes, les territoires, ce sont d’abord des femmes et des hommes

En réaction à un vœu violent et irresponsable d’Eric Doligé, Président et Sénateur du Loiret, Estelle Touzin et Thierry Soler, Conseiller général/e écologistes du Loiret, font paraître ce communiqué :

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Loiret : la Chambre régionale des comptes s’alarme sur les contrats de partenariat public-privé (PPP) du Conseil général

Loiret : la Chambre régionale des comptes s’alarme sur les contrats de partenariat public-privé (PPP) du Conseil général

Mardi 3 septembre dernier, Thierry Soler, Conseiller général Europe Ecologie – Les Verts du Loiret, faisait paraitre sur son blog un article révélant que la Chambre régionale des Comptes Centre-Limousin épinglait le Conseil général sur sa propension à abuser des contrats de partenariat public-privé (PPP) et a les appréhender de façon cavalière dans son calcul de l’endettement du département.

Selon la Chambre, « l’endettement apparent (…) demeure globalement encore assez mesuré (capacité de désendettement inférieure à 10 ans) », toutefois « l’endettement indirect que représente ce type de montage [les PPP] pour la collectivité est non négligeable. Son intégration dans le calcul de l’endettement réel du département doublerait pratiquement sa capacité de désendettement qui passerait la barre des dix ans ».

Cependant, le texte ne devait paraitre qu’à partir du 27 septembre, et sous la pression, ainsi que la menace d’une sanction, Monsieur Soler a préféré retirer l’article de son blog tout en promettant de revenir sur un sujet dont il alerte ses collègues depuis des mois.

C’est par ces mots que Thierry Soler s’explique sur son blog :

Chers fidèles lecteurs de ce blog, le billet que vous pensiez trouver ici sera finalement indisponible jusqu’au 27 septembre prochain.
Le caractère strictement confidentiel de certaines citations m’avait en effet échappé et la publication prématurée de ces quelques phrases a pu froisser certains de mes collègues conseillers généraux.
Aussi attendrai-je la lecture en séance publique du rapport de la chambre régionale des comptes pour en reprendre une analyse détaillée.

Le texte de la Chambre est définitif et sera rendu public. En tant que citoyen, il est un devoir d’observer les agissements des élus que nous désignons.

Voici donc le texte de Thierry Soler. La majorité UMP du Conseil général devra, de toute façon, dès le 27 septembre s’expliquer sur ces alertes dans leur gestion du département du Loiret.


Alors que le Conseil général ouvre trois nouveaux collèges pour cette rentrée 2013, il va devoir se pencher sur un rapport plutôt sévère pour sa gestion financière après qu’elle a été passée à la loupe par la Chambre régionale des comptes. C’est un véritable camouflet pour les apôtres des contrats de partenariat public-privé (PPP).

Éminente institution qui juge les comptes publics, examine la gestion et contrôle le budget, la chambre régionale s’inquiète du recours aux contrats de partenariat public-privé (PPP) dont le département du Loiret fait « un outil assez courant ». Un euphémisme quand on sait que le collège Pablo Picasso qui ouvre ses portes ce matin après une rénovation complète, est le dernier gros investissement réalisé par la collectivité avant la généralisation des contrats PPP.

Dans leur rapport d’observations définitives, les arbitres de la gestion publique jugent très durement le Conseil général à ce sujet. Il apparaît que, « en 2011, les services du département n’ont pas comptabilisé correctement les investissements réalisés via les contrats de partenariat public-privé qui tendent pourtant à se multiplier ». Le 9 décembre 2009, je disais déjà en séance plénière que « ces partenariats sont une façon de porter la dette ailleurs que dans les inscriptions budgétaires normales d’une dette ». Je m’attirai alors « un petit cours de technique comptable » que prétendit me donner l’expert Jean-Noel Cardoux en affirmant que celui « qui connaît les techniques comptables verra tout de suite quels sont les engagements financiers ». La Chambre régionale des comptes, elle, a vu tout de suite que le Conseil général ne respectait pas les règles.

Cela n’est pas neutre car, comme je l’ai souvent affirmé ici même comme dans les séances du Conseil général, les PPP permettent une dissimulation de l’endettement réel du département. La chambre régionale des comptes ne dit pas autre chose : « l’endettement apparent (…) demeure globalement encore assez mesuré (capacité de désendettement inférieure à 10 ans) », toutefois « l’endettement indirect que représente ce type de montage [les PPP] pour la collectivité est non négligeable. Son intégration dans le calcul de l’endettement réel du département doublerait pratiquement sa capacité de désendettement qui passerait la barre des dix ans ».

En conclusion, la chambre régionale des comptes assène le coup de pied à l’âne : « Le département s’est doté d’un outil de prospective financière pour la période 2012-2017 dont les hypothèses de calcul sont discutables et qui tendent sans doute à minimiser le niveau des dépenses à venir ». Il était difficile d’exprimer plus clairement de sérieux doutes sur la sincérité budgétaire du président Doligé.

Alors, je sais bien ce que nous allons entendre à la fin du mois, lorsque ce rapport cinglant sera présenté à l’assemblée départementale. On va encore nous dire que la chambre des comptes exagère, que ces magistrats se mêlent de ce qui ne les regarde pas, qu’ils ne comprennent pas bien comment fonctionne un Conseil général, bref, on leur donnera, comme à moi, « un petit cours de technique comptable ». C’est un peu ce qui s’était passé pour leur précédent rapport.

Mais comment se fait-il que le président Doligé fasse si peu de cas du jugement porté sur sa gestion alors qu’il mobilise activement les services financiers du département pour exploiter le moindre bout de phrase de la Cour des comptes qui puisse sonner comme un reproche au gouvernement actuel ? Pas moins de trois rapports soumis demain à la commission des finances contiennent des jugements partisans contre la politique de François Hollande, parfois sans aucun rapport avec la gestion du département et s’appuyant autant que possible sur les avis des magistrats à l’échelle nationale. Je crois qu’il vaudrait mieux que les services départementaux analysent en détail les reproches que nous adresse la Chambre régionale des comptes et laisser au sénateur Doligé (et à ses assistants parlementaires) le soin de décortiquer les finances du pays.

Thierry Soler
Conseiller général du Loiret
Canton de Chécy

Article initialement paru sur le blog de Thierry Soler, Ensemble, agissons pour notre qualité de vie

Comment tu t’appelles ? Le Loiret : No Name Land

Comment tu t’appelles ? Le Loiret : No Name Land

carte-departement-loiret-1900-001-1024x801Jusqu’au 24 juin prochain, les habitants du Loiret sont invités à se trouver un nom. Et oui, notre beau département n’a aucune cohésion culturelle et, en conséquence, on n’a jamais pensé à se trouver un nom. De Malesherbes à Pierrefitte-ès-Bois, de Chantecoq à Dry, nous sommes des habitants du Loiret et c’est tout.

Le concours avance et nous arrivons pratiquement en finale de The Choice : Ligéritain, Loiréanais, Loirétain, ces moches noms pourront vous décrire prochainement (jugement complètement arbitraire et partial, je vous l’accorde). Plus d’informations sont consultables sur cet article de MagCentre.

Comment voter ? Je sens que vous êtes joueurs, autant vous donner le renseignement. C’est très simple : où chez votre commerçant en remplissant un bulletin et en le glissant dans l’urne prévue à cet effet, ou pour les plus connectés, en vous rendant sur le site dédié AdopteUnNom.com.

Pour les plus alertés d’entre vous, il y a un fait qui saute aux yeux : le choix du nom de domaine. Il n’est pas sans rappeler le site controversé AdopeUnMec.com. Amusant ? Osé ? Non, juste risqué : la marque initiale pourrait intenter un procès pour concurrence parasitaire. Et en cas de condamnation, n’ayez crainte, vous pourriez être mis à contribution en tant que contribuable…

Sur l’aspect « faites c’que j’dis mais pas c’que j’fais », j’ai un petit souvenir qui me trotte dans la tête. La majorité du Conseil général du Loiret a été supportrice des anti égalité et mariage pour tous. Je me rappelle qu’un des arguments de ce clan était « en temps de crise, on peut s’occuper de dossiers plus urgents ». D’ailleurs, au passage, merci de reléguer le partage du droit, de l’égalité et des valeurs de la République à des dossiers d’ordre « non urgent ». Mais le chômage n’a-t-il pas augmenté dans notre département ? La situation ne demande-t-elle pas de s’occuper de dossiers plus urgents que de trouver un nom aux habitants du Loiret ? On veut du boulot, pas des noms rigolos !

A contrario, je ne me permettrai pas ces réflexions déplacées : ils doivent être capable de gérer plusieurs dossiers en même temps, mais si, mais si, malgré le constat que nous pouvons faire si nous regardons au delà de la tangentielle orléanaise. Et tenter de créer une identité culturelle pour une collectivité ne pourrait que me séduire.

Ne pourrait ? Oui… Ne pourrait.

Le Loiret est, en effet, un conglomérat artificiel de divers territoires. Il a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en application de la loi du 22 décembre 1789, à partir d’une partie de la province de l’Orléanais qui autrefois englobait le Loir-et-Cher et l’Eure-et-Loir.

Notre empire rayonnant à été détruit ! Mais le jacobinisme en a créé un nouveau. Déjà que les habitants du Gâtinais se doivent de se persuader d’habiter un territoire d’une rivière (aussi résurgente soit-elle) qu’il n’entrevoient même pas, pourquoi les déstabiliser beaucoup plus ? Imaginez qu’en plus, on les appelle des Ligériens – rands – ritains – ritons – tontaine – tonton ? La Loire devra-t-elle être détournée pour obtenir leur adhésion ?

Après tout, Montargis se situe aux confluents du Loing, du Puiseaux et du Vernisson. Il n’y a pas moyen de trouver un nom qui vexe bien les Orléanais avec ces rivières ?