Petit bestiaire subjectif, bête et méchant du troll politique

Pour les non familiers des réseaux sociaux en particulier, et de tout l’internet en général, une petite définition du Troll s’impose et comme d’hab, on fait la feignasse, on fonce sur Wikipedia :

En argot Internet, un troll est un internaute qui laisse des messages (par exemple sur un forum) dont le caractère est susceptible de provoquer des polémiques, ou auquel on ne veut pas répondre et qu’on tente de discréditer en le nommant ainsi. Le mot troll peut également faire référence à un débat conflictuel dans son ensemble, soulevé dans cet objectif.

Bon éventuellement, si vous êtes un adepte de la théorie du complot, donc troll potentiel, je vous conseille cet excellent article de la Désencyclopédie. Si vous le prenez au premier degré vous êtes réellement un troll potentiel.

Le troll est souvent teinté de politique sur les réseaux sociaux, au contraire du Troll de forum qui vous dira que face à l’iPhone, le Galaxy S c’est pas swag, que Windows c’est de la merde, ou encore qu’un Mac c’est mieux qu’un PC d’abord. On peut alors regrouper les trolls par partis politiques puisque les messages qu’ils veulent faire passer sont différents.

Le Troll du Front de Gauche

Cette petite bête semble être des plus hargneuses alors que derrière cette bave qui glisse entre les crocs se cache un cœur qui crie « aimez-moi, viendez de par chez moi ».

Sa méthode est très simple : s’immiscer dans une conversation. J’en ai fait l’expérience tout à l’heure, alors que j’étais tranquillement installé dans un débat stérile avec Joseph Macé-Scaron (stérile puisque aucun des deux n’arrivera à convaincre l’autre), est arrivé tout de go, un pseudo-avec-PG-dedans qui décidait de m’interpeller bruyamment. Après m’avoir fait remarqué que mon parti était vendu au grand capital en quelques tweets, celui-ci concluait par : « Ben voilà un point commun avec le @FDG. », sous entendu « vous voyez bien qu’on peut s’allier » sous entendu « mais aimez nous bordaaayl ! ». Un p’tit cœur tout rouge, j’vous dis.

Le Troll UMP

Là, nous avons le choix : soit ce sont des énergumènes (souvent laids) que vous bloquerez rapidement en apprenant plus tard sur Le Lab d’Europe 1 « encore un dérapage extrémiste d’un Jeune Pop », soit nous avons l’artillerie lourde, la boite de comm’, l’organisation faite exprès pour ça, de l’industrialisation à outrance qui tuera l’artisanat trollesque, moi j’vous l’dis ma bonne dame. Et si il y avait du Bygmalion derrière tout ça ? (nan j’déconne).

Le Troll d’extrême-droite

On ne dit pas le troll FN ? Nan nan, jamais il ne se réclamera de ce parti jusqu’au jour où vous croiserez un de ses tweets qui encense la Marine nationale (non l’autre).

C’est le plus méchant de tous : il est enragé, il ne vous connait pas mais vous déteste déjà (pour paraphraser Chatilliez). Souvent compte anonyme, il distille de ci de là tweets homophobes, racistes, d’appels au crime, d’idées toutes faites, d’attaques sur le physique. On pourrait le laisser de coté, le laisser s’éteindre mais il se reproduit facilement et reçoit un écho dans les esprits, même les nôtres. Son travail c’est la sape.

Il n’existe que deux espèces animales pour lesquels les écolos ont du mal à s’engager : lui et le morpion.

Le Troll PS

Cherchez pas, il y en a peu : pour faire le malin, faut en avoir les moyens, et en ce moment, c’est pas la fête chez eux.

Le Troll EELV

Cherchez pas non plus : c’est moi.

Le Troll qui dit qu’il est d’EELV, mais en fait il n’y est plus, il dit qu’il est coopérateur, parce que seul le PS lui plait mais quand même, enfin il sait plus

Beaucoup l’auront reconnu, au delà de tous ses défauts, il a un mérite : il occupe une place que les Trolls du PS n’ont pas de par leur disparition.

En conclusion

Il est une règle : NEVER FEED THE TROLL, même si c’est moi, même si c’est pas facile !

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