Combien d’avertissements faut-il au PS pour comprendre ?

Au lendemain de ce résultat des Sénatoriales, même si le résultat semblait connu par avance, de par le mode de désignation de cette chambre, il serait temps de faire un bilan de la fameuse bérézina.

Mais avant, il est intéressant de consulter le très court communiqué de presse du Parti socialiste, même si cela vous fera sourire, il ne s’agit pas d’un faux :

10407591_10204696347065615_468206506366670555_n

Le déni de maladie n’a jamais soigné la maladie. L’allusion à Sarkozy arrive comme un cheveu dans une soupe et montre un problème de crise aiguë de paranoïa et de négation de toute responsabilité. Enfin, l’oubli d’allusion à l’entrée de deux sénateurs FN est symptomatique d’aveuglement complet.

Il faut tout de même se rappeler que, bien en amont, des rencontres entre le PS d’une part et le PC et EELV d’autre part se sont soldées sur un échec d’accord. Le refus complet du PS d’intelligence d’alliance, l’entêtement dans une politique refusée par les français-e a amené nos partis à se présenter face aux candidats socialistes. Certes, le Sénat aurait été tout de même perdu, mais les socialistes ont la responsabilité de cette division au sein des forces de gauche et l’accentuation de cette défaite.

Non content de cette conduite suicidaire, le PS a continué à se tirer des rafales dans les pieds en continuant sa gestion des candidatures digne des grands moments de la IIIème République : un Guérini à Marseille contre le camp qui l’a vu naître, une dissidence en Eure et Loir contre l’accord avec le PRG. Ce dernier parti subit d’ailleurs un camouflet par la non élection de Jean Michel Baylet.

Mais le résultat n’est pas que mathématique et conséquence du scrutin lamentable des municipales. Les écologistes notent que des voix leurs ont été acquises au delà du nombre des grands électeurs EELV ou proches. Le bateau fuit de toute part et les élus ruraux, de terrains, les maires des communes oubliées savent que les écologistes sont une alternative pour eux.

L’entêtement dans cette politique pour laquelle François Hollande n’a pas été élu est la raison de ces échecs successifs. Retrouvons le contrat signé avec les français-es en 2012, relisons-le et appliquons-le. Ou laissons-nous glisser dans une chronique d’une mort annoncée.

Une réflexion sur “ Combien d’avertissements faut-il au PS pour comprendre ? ”

Laisser un commentaire