Avant-première Super Trash à Orléans le 29/08/2013

Avant-première Super Trash à Orléans le 29/08/2013

Le jeudi 29 août 2013 à 20h le film choc de la rentrée Super Trash sera programmé pour une avant première en présence du réalisateur Martin Esposito, de la Députée européenne EELV Sandrine Bélier et de Claude Surand, représentant de Loiret Nature Environnement en charge de la problématique des déchets.

Immersion courageuse et suffocante dans l’univers glauque de nos rebuts et de notre gaspillage, Super Trash est un film-choc sur ce que nous aimerions ne pas voir : faute de réussir le recyclage et la valorisation des déchets, des montagnes de produits industriels, d’aliments, de médicaments… se décomposent en baignant dans le jus noirâtre de la décharge, qui finit malheureusement bien souvent par contaminer la terre et les cours d’eau.

Vous pouvez vous inscrire sur l’événement Facebook en cliquant ici…

Cette avant-première sera aux tarifs habituels du Cinéma des Carmes :

Plein tarif  7,50 € – Tarif réduit  6 €

-  POUR LES + 60 ans, les étudiants, les demandeurs d’emploi et les cartes famille nombreuse : du dimanche 18h30 au vendredi 17h, sauf les jours fériés

Sortie nationale du film le 9 octobre 2013

« Super Trash, un film violent, insituable et inclassable. Esthétique aussi. Quelque part entre le thriller anticipatif et le road movie sans limites. Sans aucune limite… Le film qui va faire bouger les choses ? “J’ai fait Super Trash parce que j’ai confiance en la capacité de l’être humain à rebondir et à se remettre en question”.
Super Trash c’est une plongée abyssale dans notre société. Dans ce qu’elle veut cacher. Une immersion dans ce qu’il reste lorsque l’on croit qu’il n’y a plus rien. Miroir de la folie humaine… Super Trash, acclamé hier par les spectateurs niçois, c’est 1 heure 15 d’un film étouffant. Inquiétant. Déstabilisant. Et choquant bien sûr. Mais qui donne à réfléchir. Que laisse-t-on à nos enfants ? “On fait quoi maintenant ?” » –  Nice matin

« Martin Esposito a filmé pendant plus de deux ans sa vie passée dans une décharge des Alpes-Maritimes, dans le sud de la France. Long-métrage aux airs de documentaire, Super Trash montre l’envers du décor d’une consommation exacerbée. Les protagonistes ? Les déchets, et Martin Esposito, 35 ans, qui se met en scène. Certains seront choqués, et c’est le but.
Le soir de l’avant-première, lors de la Global Conference 2012 à Évian, la réaction du parterre d’experts en développement durable présents est unanime : malgré l’écoeurement des spectateurs, Super Trash est acclamé. » – Le Point

« Si avec son film, Martin Esposito se garde bien d’accuser ouvertement, il met malgré tout en lumière les petites libertés que s’accordent certaines structures quant à leur respect du tri sélectif et leur volonté affichée de limiter leur impact environnemental. (…) On ressort de la séance de Super Trash lessivé, écoeuré même, et légèrement claustrophobe, la faute surement à ces tonnes de déchets qui semblent pouvoir vous ensevelir à chaque instant. Mais on en ressort surtout choqué par cette gestion catastrophique et irresponsable des déchets. Le film, à mi-chemin entre le road-movie et le documentaire, est un vrai électrochoc qui réveille les consciences. Et après, qu’est-ce qu’on fait ? Est-il déjà trop tard ? »Marianne

Plus d’infos sur :

Paru initialement sur le site d’EELV Orléanais

March Against Monsanto / Marche contre Monsanto – sit-in

March Against Monsanto / Marche contre Monsanto – sit-in

Un message reçu du collectif les Engraineurs (voilà Abde, tu as bien fait 😉 ) :

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À l’appel du mouvement Occupy sur les réseaux sociaux, le sit-in « March Against Monsanto » du 25 mai dernier a rassemblé environ 2000 personnes sur le parvis des droits de l’homme du Trocadéro à Paris et plusieurs milliers de personnes ailleurs en France . Dans le monde, ce sont plus de 2 millions de personnes qui ont marché contre Monsanto, et fort de cette mobilisation, le mouvement Occupy annonce un nouvel événement : le 12 octobre, en résonnance avec la « journée mondiale de l’alimentation » annuelle du 16 octobre (« World Food day ») dont le thème annoncé par la FAO sera cette année : « Des systèmes alimentaires durables au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition” (http://www.fao.org/getinvolved/worldfoodday/fr/)

Afin de conserver cet esprit de rassemblement, le collectif citoyen organisateur du premier sit-in parisien aimerait faciliter l’organisation de cet événement pour Paris : la manifestation que nous aimerions monter prendrait la forme d’un pique-nique dégustation géant ouvert à tous, dans une ambiance conviviale, pacifique et festive, et qui se tiendrait dans un lieu populaire et suffisamment spacieux. Le rassemblement visera à :
– dénoncer de nouveau le système Monsanto & co, ses conséquences sanitaires et environnementales
– proposer des alternatives pour une alimentation saine aux parisiens et aux franciliens.

Ayant conscience que l’événement précédent, organisé en à peine 4 semaines, a été peu relayé à l’extérieur du réseau Facebook, le collectif vous communique ces informations au plus tôt, afin que tous, citoyens et associations aient le temps de s’organiser pour ce grand rassemblement !

Contactez-nous si vous souhaitez participer, différentes manières sont d’ors et déjà envisageables (animation, stand, musique…), merci !

Louise pour le collectif des Engraineurs

(sur FB, page de l’action ici https://www.facebook.com/events/399117380197537/, sinon vous pourrez trouver le lieu sur le site de l’association Combat Monsanto)

La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

Dans une étude datée du 22 juillet dernier, le Commissariat général au Développement durable, montre que la contamination des cours d’eau français par les pesticides est « quasi généralisée ». 

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Pire encore, les réserves du sous-sol sont également atteintes. Selon l’étude :

« les contaminations des nappes phréatiques par les pesticides sont essentiellement localisées, pour les plus fortes, en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, en Martinique, ainsi qu’au Sud de la Guyane et de Basse Terre en Guadeloupe, avec des concentrations totales de pesticides dépassant 0,5 µg/l (norme de qualité DCE). Au nord de l’Hexagone, en nord Bretagne, dans le couloir rhodanien et le Sud-Ouest, les concentrations totales en pesticides des nappes sont fréquemment supérieures à 0,1 µg/l. Les nappes sous couverture argileuse (en Aquitaine et à l’est du bassin parisien) et les nappes de montagne, est et sud du Massif Central, Pyrénées, Alpes, sont les plus préservées puisqu’aucun pesticide n’y est détecté. »

Dans les zones de cultures intensives comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat.

Les conséquences sont maintenant factuelles. Ainsi, ma commune, Saint Jean-de-la-Ruelle (~17000 habitants), au Nord Ouest dans l’agglomération d’Orléans, était « branchée » sur un approvisionnement en eau potable arrivant de la fameuse nappe de Beauce. Mais suite à la pollution, en 2008, un accord a du être signé avec la ville d’Orléans et le Maire communiquait ainsi :

Une décision responsable dans l’intérêt des stéoruellans
Depuis le 4 juillet, les habitants de Saint Jean de la Ruelle sont approvisionnés en eau potable par la ville d’Orléans, à partir des ressources de l’usine du Val.
En effet, l’eau fournie par les forages de la ville présentait une teneur croissante en nitrates et dépassait les normes prescrites par la DDASS, de façon permanente sur 2 forages. Par ailleurs, la ville n’avait pas de solution interne, tous les forages étant condamnés car non protégeables. Après des études et de nombreux débats, il était de notre responsabilité d’agir et nous avons pris la seule décision possible à court terme, permettant de fournir aux habitants une eau de qualité.
Il s’agissait pour les élus du conseil municipal, d’une question de responsabilité et de santé publique et je me félicite qu’aujourd’hui les stéoruellans puissent consommer une eau de qualité.
Par ailleurs, ainsi que je m’y étais engagé, la distribution de l’eau potable à Saint Jean de la Ruelle reste et restera un service public municipal géré en régie directe.

Votre maire,
Christophe Chaillou

Conséquences : afin d’équilibrer les dépenses dues au changement de mode d’approvisionnement du réseau d’eau potable, une hausse des tarifs a été nécessaire. Elle fut lissée sur trois ans pour en réduire l’impact sur les budgets des ménages. Le tarif de l’eau et le droit d’abonnement ont augmenté de 6.90% en 2008, mais cette hausse fut compensée cette année-là par la baisse de la redevance pollution (!).

En 2012, année de sécheresse, le Président de la FNSEA, Xavier Beulin, demandait la création de retenues d’eau qu’il présentait comme une réponse pérenne à la sécheresse en se plaignant de « tracasseries administratives » et de « l’écologie punitive ».

A priori, monsieur Beulin, la punition ne vient pas de l’écologie, mais d’une agriculture intensive épuisant nos ressources, dont vous êtes le fier héraut.

Les écologistes lui avaient répondu de manière factuelle et documentée, par la voix de Gilles Deguet (Vice-Président au Conseil de la Région Centre) :

« Notre système agricole est confronté à un double défi : il faut d’une part produire de l’alimentation pour nourrir la population, et d’autre part il faut le faire dans un contexte où les facteurs de production (eau, sol, énergie fossile…) sont et seront de plus en plus rares.

« Depuis les années 60 l’agriculture a augmenté sa productivité, mais le modèle qui a été utilisé repose sur une forte consommation d’eau, de produits phytosanitaires (néfastes pour la santé et le bon état des écosystèmes) et d’engrais de synthèse produits à partir d’énergie fossile. La Politique Agricole Commune a largement contribué à l’adoption de ce modèle de production.

« Aujourd’hui, ce modèle n’est clairement plus adapté : les ressources fossiles s’épuisent, les ressources en eau qui sont déjà largement surexploitées risquent de diminuer du fait du changement climatique. Les consommateurs qui achètent les produits et les citoyens qui paient pour la PAC veulent une agriculture qui préserve leur santé et leur environnement et non l’inverse. C’est malheureusement très loin d’être le cas.
« Ainsi, Le Commissariat Général au Développement Durable évalue le coût complet du traitement annuel des excédents en nitrates et pesticides d’agriculture et d’élevage dissous dans l’eau entre 54 et 91 milliards d’euros par an ! Soit cinq fois plus que le solde positif de notre balance agroalimentaire ! »

Monsieur Beulin a une bête noire : les écologistes, comme le montre ses petites interventions politiciennes, comme un accusateur encart dans la République du Centre en période électorale où il expliquait tout le mal que représentait EELV à ses yeux.

Les écologistes ne s’axent pas en terme de bêtes noires, mais d’objectif : améliorer le quotidien de chacune et chacun dans le respect de toutes et tous. Voilà notre grande différence.

Article paru sur :

Déclaration commune des mouvements contre les OGM

Déclaration commune des mouvements contre les OGM

Suite aux rencontres internationales des mouvements contre les OGM, les 20 et 21 juillet 2013 à Bouzy la Forêt (45), ces organisations ont communiqué un texte commun :

Nous, mouvements opposés à la dissémination des OGM (organismes génétiquement modifiés) dans l’environnement, avons partagé l’expérience de nos luttes à l’occasion des 10 ans du Collectif des faucheurs volontaires d’OGM.

14 pays du monde entier représentés par des organisations, associations et mouvements ont participé aux débats.

Une résistance contre ces OGM existe mondialement pour défendre le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM. Les luttes engagées par les uns renforcent le combat des autres.

Les industries semencières et agro-alimentaires s’approprient le vivant et le droit d’imposer la commercialisation et l’utilisation des plantes génétiquement modifiées. Elles détruisent l’agriculture paysanne et vivrière et portent atteinte à la souveraineté alimentaire, à la biodiversité et à la santé humaine et animale.

Nous, citoyennes et citoyens de tous horizons, travaillons à

une solidarité et une résistance mondiale contre les OGM

Nous déclarons mutualiser nos énergies et nos moyens contre la domination des multinationales s’appuyant sur la complicité et l’hypocrisie des gouvernants et dirigeants des structures internationales (OMC, FMI, etc).

Nous refusons le brevetage et la marchandisation du vivant.

Nous élaborons, ensemble et pour le bien commun, une coordination des résistances internationales.

Une agriculture respectueuse du vivant est possible.

Une recherche partagée entre paysans et scientifiques est possible.

Participants :

Afrique du Sud  Mariam MAYET : Africa Center for Biosafety 

Belgique – Barbara VAN DYCK et Steven DESANGHERE : Field Liberation Movement 

Bénin – René SEGBENOU : Coalition pour la Protection du Patrimoine Africain  

Bénin – Jeanne ZOUNDJIHEKPON : Grain 

Brésil – Darci FRIGO : Mouvement des Sans Terre 

Espagne – Juan-felipe CARRASCO : Salvia 

Etats-Unis – Lisa STOKKE et Dave MURPHY : Food Democracy Now

Italie – Luca COLOMBO : Fondation Italienne pour la Recherche en Agriculture Biologique et Biodynamique 

Inde – Sreedevi LAKSHMI KUTTY : Coalition for a GM-free India

Mexique – Catherine MARIELLE : Grupo de Estudios Ambiantales AC 

Nouvelle-Calédonie – Jérémy ANDRÉ Stop OGM Pacifique 

Pays-Bas – Anton LUCCIONI : Militant 

Royaume-Uni – Gérald MILES : Take the Flour Back

Sénégal – Lamine BIAYE : Association Sénégalaise des Producteurs de Semences Paysannes 

France – Arnaud APOTEKER Chargé de mission sur les OGM au Parlement européen

France – Josie RIFFAUD Via Campésina 

France – René LOUAIL : Confédération Paysanne 

France – Jean-Baptiste LIBOUBAN : initiateur du Collectif des Faucheurs Volontaires

#EELV #PS : amours et désamours

#EELV #PS : amours et désamours

Les personnes qui me suivent sur les réseaux sociaux doivent se demander quel jeu schizophrène je mène.

Mardi soir sur Twitter, de retour d’une réunion concernant les municipales au sein d’EELV Orléans, réunion a priori si attendue, je partageais :

Et pourtant, dans le même temps, je m’indignais, comme mes ami/es écolos, de la façon dont François Hollande « remerciait » Delphine Batho et, ainsi, envoyait une très mauvaise image quant au traitement de nos préoccupations dans la transition énergétique :

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Et je me réjouissais de la construction d’une liste autonome sur Nantes :

Mais alors, le lecteur va se dire : il aime bien ou pas les socialistes cet écolo ? Ah, cher lecteur, si la vie était si binaire, il y aurait les méchants et les gentils et la politique serait plus simple…

Il ne faut pas être un grand observateur politique pour détecter que le PS qui a emmené François Hollande à l’Elysée, avec l’aide de toute la gauche, il serait bon de ne pas l’oublier, donc que ce PS n’est pas ce qu’il y a de plus chaleureux avec les écologistes… et réciproquement. Mais le PS, comme EELV, est il un et indivisible ? Le militant de chacun des partis est-il formaté ?

Evidemment, et heureusement, que non ! On le sait, du coté des écologistes, certains, en minorité, pensent que nous ne devions pas être au gouvernement, et continue à instiller le fait que nous devrions en sortir. Il est d’ailleurs amusant de constater qu’on retrouve souvent les plus beaux parangons de cette tendance dans des exécutifs locaux, au coté de ces vilains socialistes… Comme le Front de Gauche, ah bah oui, tiens, gentil de le signaler, je n’y avais pas pensé.

Du coté des socialistes, il en est de même. Certains sont des vecteurs, pour nous, de dissensions, ils peuvent jusqu’à représenter ce que nous combattons : cumul des mandats, hégémonisme à gauche, baronnies locales, nucléocrates, amoureux du libéralisme, pur productivistes, traîtres à la signature donnée, j’en passe et des meilleures ! Mais bien heureusement, depuis Jaurès, le socialisme français n’a pas complètement glissé sur sa droite.

Nous n’oublions pas, nous les écologistes, qu’un accord nous lie au PS, un accord signé en toute sagesse avec la direction socialiste de l’époque : Martine Aubry. Une époque où le PS s’intéressait à l’écologie, ou le choc de Fukushima avait secoué chaque adhérent/e, une époque où les roses s’intéressaient aux emplois que peut créer la transition énergétique.

Mais pour le moins observateurs d’entre nous, je préfère rappeler que ce n’est pas Martine Aubry la Présidente de la République. Pour ceux qui sortiraient à peine d’un sommeil de deux ans, le premier Ministre est un monsieur qui veut imposer un grand projet inutile à Notre Dame des Landes. Et parfois un Ministre d’un autre siècle à faconde ampoulée n’hésite pas à braver les engagements en essayant de persuader que le toxique nucléaire est l’avenir ou que l’exploitation des schistes serait une chose merveilleuse au mépris de nos sols et de notre sécurité.

Alors évidemment, certains en font les frais. Ayrault s’entête avec son aéroport inutile et coûteux ? Alors ses petits camarades pleurent en faisant des moues vexées. Et oui, on part en autonome à Nantes, fallait s’y attendre non ? En tout cas, du côté d’EELV, chaque adhérent surveillait la Loire-Atlantique avec un œil sévère.

Mais tous les socialistes ne sont pas des soutiens de Jean-Marc Ayrault. Lorsqu’on explique à un militant tout l’aspect PPP de l’aéroport, on peut lire dans ses yeux comme un doute.

Alors oui, il existe encore une âme chez certains socialistes, tout n’est pas perdu. Et on peut en trouver à tous les échelons, rassurez-vous. Alors oui, il existe des socialistes qui vous écoutent, réfléchissent, voient la compatibilité avec leurs valeurs personnelles. Alors oui, il existe des socialistes avec qui le projet commun est possible, voilà pourquoi nous sommes unis dans des oppositions comme dans des majorités, et nous sommes tellement en confiance avec eux que nous sommes capables d’envisager qu’ils puissent parfois se tromper mais revenir dans vers le bon chemin, la bonne route, mais pas l’autoroute. Alors oui, je le redis :

Et comme déclarait Sergio Coronado, député EELV, sur ITélé, il y a peu : « La gauche divisée ça ne va pas très loin, mais la gauche rassemblée, doit l’être sur des questions de fond ».

Le prix du nucléaire

Le prix du nucléaire

Dans un précédent article, j’avais montré le grotesque de penser que notre pays est indépendant en production d’électricité grâce à la forte part du nucléaire.

Il est un point qui a été souvent évoqué par les défenseurs du nucléaire : le prix de notre électricité n’est pas cher grâce à cette indépendance énergétique. Mais le temps avançant, il n’est pas difficile de constater que cette vérité n’en est pas une, depuis 2004 nous assistons à une inflation du tarif EDF :

Dans un rapport du 5 juin dernier, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) alerte sur des tarifs trop bas du prix de l’électricité par rapport aux coûts supportés par EDF : « Cet écart est dû en partie à une hausse des tarifs inférieure à ce qui était nécessaire pour couvrir les coûts alors estimés« . Si cet écart était rattrapé sur un an, cela entraînerait une augmentation supplémentaire de 7,6%. La CRE prévoit même une progression de 30% à l’horizon de 2017…

Les raisons de ces coûts sont multiples.

La première, et selon la CRE la plus lourde, est la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Créée en 2000, cette contribution sert pour deux choses : le financement des recherches et développement devant impulser l’essor des énergies renouvelables et la péréquation tarifaire, ce qui permet au consommateur d’acquitter l’électricité au même prix, quelle que soit son implantation géographique. Pensez-vous qu’il faille revenir sur ces objectifs ? Ne devons-nous pas chercher à développer des énergies renouvelables, non importables et non délocalisables ? Devons-nous faire varier le prix de l’énergie suivant les citoyens et leur emplacement géographique ? Ce serait tout d’abord un beau ratage industriel et ensuite une création d’inégalité qui est contraire à notre culture de service public.

La deuxième raison à ces coûts en augmentation est l’augmentation des tarifs d’acheminement de l’électricité (1/3 dans l’envol de la facture). Là, la Cour des Comptes préconisent une rationalisation avant d’augmenter les ressources.

Enfin, la troisième raison de cette envolée des coûts est due… au nucléaire, ou plus exactement, au parc vieillissant des centrales nucléaires d’EDF. Et c’est ainsi que le producteur électrique milite pour que les tarifs de l’électricité incluent un certain nombre de charges liées à la fin de vie des centrales. Car nos centrales sont vieillissantes, que dis-je, sont vieilles tout simplement. Cela demande des entretiens onéreux ne serait-ce que pour préserver la forme de vie la plus proche qui nous intéresse le plus, nous petits individualistes que nous sommes : l’humain.

Une solution ? Construire de nouvelles centrales ? Euh, on se cause franchement comme chez le banquier ? Quand on est dans le rouge, on n’engage pas de nouveaux frais… Et quand bien même, vous pensez qu’une centrale, ça s’arrête comme ça du jour au lendemain ? Non, non, il y a aussi un coût inhérent à cet arrêt, préserver la sécurité, protéger le lieu, etc. Sinon cela donne des choses dramatiques comme ceci :

A Brennilis, la centrale nucléaire est morte mais pas démantelée, elle est en déconstruction depuis 19 ans. Le niveau de radioactivité du chantier d’EDF inquiète.

Mais alors, pourquoi ne pas investir ET dans le nucléaire ET en parallèle dans le renouvelable ? C’est ce qui est, en partie, fait actuellement, mais le nucléaire, suivant les années, mange à lui tout seul 50 à 60 % du budget de la recherche sur les énergies… Donc c’est fait, mais pas vraiment…

Dans une action lancée dernièrement, Greenpeace nous rappelle :

« D’importants investissements vont devoir être effectués et il faudra choisir entre : financer le prolongement de centrales nucléaires vieillissantes, financer les prolongements du chantier de l’EPR, financer la gestion de déchets nucléaires millénaires… ou un investissement massif dans les renouvelables ET les économies d’énergie.

Énergies renouvelables et énergie nucléaire sont en effet incompatibles; nécessitant des systèmes électriques différents, une gouvernance différente, un modèle économique différent. Il faut donc choisir : un euro dépensé ne pourra l’être sur les deux options à la fois. »

C’est donc dans cet esprit que Greenpeace lance une campagne d’information :

Qu’est ce qui se cache derrière votre facture d’électricité ?

Quelques jours avant la prochaine augmentation de la facture d’électricité des français, alors que le débat national sur la transition énergétique se termine, nous lançons auprès des consommateurs une campagne d’information sur leur facture du futur.

Sur le site  www.mafacturedufutur.comles internautes peuvent comparer et choisir entre deux factures annuelles moyennes estimées en 2017 : celle du maintien du nucléaire ou celle du scénario de transition énergétique de Greenpeace.

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http://energie-climat.greenpeace.fr/quest-ce-qui-se-cache-derriere-votre-facture-delectricite

Les français recommencent à aimer le nucléaire

Les français recommencent à aimer le nucléaire

Deux ans après la catastrophe de Fukushima, les français ont l’oubli facile. En effet, un sondage vient d’être livré par l’Ifop pour le compte de Dimanche Ouest France.

Le résultat en ressortant est dramatique pour un écologiste : 36% des sondés se déclarent aujourd’hui favorables au nucléaire, contre 33% en novembre 2011 et 32% en juillet 2011. la proportion des opposants au recours à cette énergie en France baisse à 14% (-3 points depuis novembre 2011, -6 depuis juillet 2011). Les hésitants représentent un tiers de la population (34%, -6 points depuis novembre 2011) et deviennent, pour la première fois depuis deux ans, moins nombreux que les pro-nucléaires.

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L’Ifop ajoute dans son analyse que 59% des Français se déclarent plus d’accord avec le « maintien de la part du nucléaire car elle assure l’indépendance énergétique de la France ».

Cette idée d’indépendance énergétique, a été développée sous Giscard D’Estaing et il en est encore très fier.

Avec la légende du prix moindre grâce au nucléaire, l’indépendance énergétique est une des excuses pour le développement en France de cette industrie dangereuse. Mais tout ceci est-il la vérité vraie de chez véracité ? La vérité peut parfois être arrangée, afin de mieux servir des intérêts.

Le saviez-vous, il y a des gens qui calculent le taux d’indépendance de notre pays, et par énergie s’il vous plait !

En même temps, les experts ont été assez sympa pour une fois dans la formule : pour calculer le taux d’indépendance, il suffit de faire le rapport entre l’énergie primaire produite localement en France et l’énergie totale consommée dans le pays.

Ainsi avec le nucléaire, selon d’autres experts, la production est faite en France donc le taux est bon, tenez comparez avec un beau graphique sur plusieurs années :

Il y a un premier paramètre qui tend à éroder ce taux ces dernières années : la consommation des ménages est en augmentation et nous sommes alors obligés d’importer de l’électricité depuis nos pays voisins. Comme le rappelait Elise Lowy et Jean Philippe Magnen, porte parole d’EELV : « Un Français consomme 25 % d’énergie de plus qu’un Allemand pour la même qualité de vie« .

Ainsi, suite à un hiver froid, en janvier dernier, notre pays a importé 1.739 gigawattheures (GWH) d’électricité en provenance d’Allemagne. Les exportations ont été de 169 vers ce voisin sur la même période, soit un solde importateur de 1.570 GWH. D’après RTE, « le solde mensuel avec l’Allemagne reste importateur depuis octobre 2011 ». Voici donc un premier accroc à notre fameuse indépendance.

Mais si vous revenez quelque peu sur ce qui vient d’être écrit : « pour calculer le taux d’indépendance, il suffit de faire le rapport entre l’énergie primaire produite localement en France et l’énergie totale consommée dans le pays« . L’électricité est bien produite en France, le vent, la force des eaux, des marées, le solaire, y’a pas de doute, ça passe par notre pays. Mais l’électricité produite avec le charbon, le pétrole, et surtout le nucléaire, repose sur un petit ingrédient qui change tout : la matière première. Et oui, l’électricité nucléaire, ce n’est pas spontané, et il nous faut trouver un combustible. Et où le trouve-t-on ? Une petite carte pour vous aider :


La production d’uranium d’AREVA, numéro 1 mondial, français, du nucléaire, avec 9 760 tonnes d’uranium extraites en 2012, ne vient pas du sous-sol français mais de mines exploitées au Kazakhstan, Niger, Namibie et Canada. Question indépendance, on peut faire mieux, quoique non : la dernière mine en France a fermé en 2001. Et puis, dans ces quatre pays, certains ne sont pas les rois de la stabilité démocratique.

Plus d’infos sur la duperie de l’indépendance énergétique du nucléaire, en suivant ce lien…

Alors, toujours convaincus des renseignements qu’on vous donne ? C’est toujours aussi sympa le nucléaire ?

Attendez, ce n’est pas fini… Nous y reviendrons prochainement en nous intéressant à ce fameux prix. Vous savez ce prix qui n’est pas si cher que ça puisqu’on produit avec du nucléaire, mais qui pèse de plus en plus dans votre budget.

Que mangeriez-vous si il n’y avait pas d’abeille ?

Que mangeriez-vous si il n’y avait pas d’abeille ?

A quoi ressembleraient nos supermarchés sans les abeilles ?

Votre étale de fruits et légumes avec ou sans les abeilles…

Un tiers de notre nourriture dépend des abeilles.

Les pollinisateurs naturels sont un maillon essentiel de notre chaîne alimentaire. Plus de 85 % des espèces végétales de la terre, dont beaucoup composent les aliments les plus nutritionnels de notre alimentation, exigent des pollinisateurs pour exister. Pourtant, nous continuons à assister à un déclin alarmant de ces populations.

Pour lire l’article du blog Ecologie sur LeMonde.fr, suivez ce lien…