Accident nucléaire sur la Loire, Ségolène Royal : une écologie à la traine

Accident nucléaire sur la Loire, Ségolène Royal : une écologie à la traine

Lors de la diffusion sur Canal + du documentaire “Nucléaire : La politique du mensonge ?” au sein de l’émission Special Investigation, beaucoup ont cru découvrir un scandale sanitaire : suite à un rejet de plutonium dans la Loire, en 1980 à Saint-Laurent-des-Eaux (Saint Laurent-Nouan – Loir-et-Cher) admis par l’ancien président d’EDF Marcel Boiteux, le fleuve s’est retrouvé pollué.

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Nouveau survol par des drones : les images

Nouveau survol par des drones : les images

Les survols de centrales nucléaires par des drones font légion en ce moment, mais le plus inquiétant semble être que la sécurité du territoire n’arrive toujours pas à comprendre qui en est à l’origine.

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Forage de schiste Loiret Yonne : le Président de la région Centre interpelle la Ministre, le pétrolier s’inquiète

Forage de schiste Loiret Yonne : le Président de la région Centre interpelle la Ministre, le pétrolier s’inquiète

Depuis plusieurs jours, les écologistes des régions Centre et Bourgogne alertent sur une demande de permis de forage sur des hydrocarbures dit “gazeux” laissant entendre une possibilité de recherche sur des gaz de schiste. Ce jour au Conseil régional de la Région Centre, les écologistes ont d’abord évoqué, par la voix de Pascale Rossler, Vice Présidente, un dépôt de vœu concernant ce sujet, mais devant la promesse du Président François Bonneau d’alerter à son tour la Ministre de l’écologie, EELV a accepté de retirer son vœu.

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Mme Royal, oserez-vous une crise de l’eau potable à Paris ?

Mme Royal, oserez-vous une crise de l’eau potable à Paris ?

Depuis quelques jours, suite à un mail d’une citoyenne, EELV dans le Loiret, EELV Centre et EELV Bourgogne, accompagnés d’élu-es des Conseil généraux ou régionaux des deux régions, alertent sur un danger de forage vers des nappes d’hydrocarbures de schiste, ouvrant une brèche vers la seule façon connue d’exploiter ces pétroles et gaz : la fracturation hydraulique.

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Rions un peu avec Montebourg…

Rions un peu avec Montebourg…

Quoique ce monsieur ne soit pas si drôle…

Car si il est un roi des couacs, un homme qui souffle le chaud et le froid, et, j’oserai même le dire, un qui roule pour sa bosse, c’est bien Arnaud Montebourg.

Les écologistes sont assez en colère après lui depuis quelques jours. Alors qu’il était en Chine avec Jean-Marc Ayrault, Montebourg déclarait afin de vendre la centrale médinnefransse EPR : “Le point commun entre la France et la Chine est de considérer que le nucléaire est une filière d’avenir”. Arnaud serait-il soudainement devenu fou ? Non, il cherche juste à vendre la technologie française qui est aux coûts financiers ce que le syndrome chinois est à la catastrophe nucléaire : un puits sans fond.

En tant qu’écolo, doit-on avoir peur que Nono la brassière ait raison ? Que tout porte à penser que le nucléaire est L’avenir ?

Non, ne craignez-rien, notre visionnaire redresseur de production n’est pas vraiment un visionnaire. Xavier Niel, patron de Free, l’a bien compris et s’en est amusé à ses dépens :

Ainsi, pour annoncer l’extension de la 4G à son forfait à 2€, Xavier Niel rebondissait sur un tweet du sieur ministre de janvier :

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Mais l’homme qui salut haut et fort (saluuuuuuuuuuuuuut) goûte peu l’humour et accuse le patron de tuer l’emploi, ce à quoi Niel rétorque avec des chiffres et une cinglante question :

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Alors là, notre cher ArmoLinex fut bien mouché… Bon allez… Monsieur le Ministre, lâchez les réseaux sociaux, cela vous dessert, la polémique vous fait passer pour quelqu’un dont la vision est erronée : rappelez vous du patron de Titan. Alors, pour le nucléaire…

Mais en attendant, nos compères sont bien singés :

Fracturation hydraulique : le Frack Down de l’UMP

Fracturation hydraulique : le Frack Down de l’UMP

gfdd_day_couv2La nouvelle est tombée ce matin à 10 heures en droite provenance du Conseil constitutionnel : la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de schiste restera interdite.

Écologistes, comme lobbies du monde pétrolier, nous étions suspendus à cette décision.

La fracturation hydraulique est la seule méthode qui existe aujourd’hui pour libérer les hydrocarbures de schiste piégés à grande profondeur dans la roche. Mais elle présente de très sérieux risques pour l’environnement, la santé et la sécurité des riverains.

En janvier 2013, après l’annulation de deux permis d’exploitation, la compagnie pétrolière texane Schuepabch avait posé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, transmise au Conseil d’Etat puis au Conseil constitutionnel.

Au delà du risque de devoir à nouveau légiférer et voir les parlementaires harcelés par le lobby pétrolier, il y avait un risque de demande d’indemnisation faramineuse par Schuepabch : la société texane s’apprêtait à réclamer la somme de 1 milliard d’euros à l’Etat français.

Le Conseil constitutionnel valide donc la loi du 13 juillet 2011 qui interdit en France l’usage de la fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les pétroles et le gaz de schiste. Les Sages considèrent par le texte que cette loi “a poursuivi un but d’intérêt général de protection de l’environnement”, en ajoutant que “la restriction apportée tant à la recherche qu’à l’exploitation des hydrocarbures ne revête pas, en l’état des connaissances et des techniques, un caractère disproportionné au regard de l’objectif poursuivi”.

Cette loi avait été initiée en 2011 par Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Il pourrait être ironique de constater que les écolos soutiennent des lois UMP, c’est pour dire si on n’est pas bouchés !

Non, le gag est en fait ailleurs…

Depuis plusieurs jours, les pétroliers, par L’Amicale des foreurs ou La Boîte à idées de l’UMP – qui rassemble entre autres, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Valérie Pécresse – appelaient à “la reprise de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste”. Une fissure dans les fondations sédimentaires du productivisme ? Ces illustres politiques, évidemment appuyés par les compagnies pétrolières, oseraient désavouer l’un des leurs, et pas le moindre : leur Président de groupe à l’Assemblée nationale ?

Rassurez-vous, depuis, Christian Jacob a retrouvé ses esprits. Et il a trouvé la petite faille qui évitera de passer pour Père Ubu : il est décidé à attaquer le gouvernement de Jean-Marc Ayrault sur l’article 2 de sa loi, selon lui inappliqué. Ce dernier prévoit la mise en place d’une “commission nationale d’orientation” destinée, entre autres, à “émettre un avis public sur les conditions de mise en œuvre d’expérimentations réalisées à des fins scientifiques, sous contrôle public”.

Cet épisode des gaz de schistes nous montre une nouvelle fois l’incompatibilité de l’UMP avec l’écologie. L’écologie c’est bien sympa et bien pratique pour chatouiller l’électeur, mais quand même, parfois, l’environnement, ça commence à bien faire  !

Tricastin : François Hollande à coté de la plaque, mais il n’est pas le seul

Tricastin : François Hollande à coté de la plaque, mais il n’est pas le seul

Suite à l’action de Greenpeace à la centrale du Tricastin, la réponse des politiques ne s’est pas faite attendre.

Action Greenpeace à Tricastin - Photo Greenpeace France
Action Greenpeace à Tricastin – Photo Greenpeace France

Évacuons la droite et son ADN nucléocrate, leur posture n’a pas vraiment d’intérêt, tellement elle est entendue. Quoiqu’on peut souligner que des fissures se créent (comme au Tricastin) dans la pensée unique et dogmatique pro-nucléaire. Ainsi, le député UMP, Jérôme Chartier a estimé sur RMC que cette intrusion pouvait « servir à quelque chose »Il relève « des situations d’insécurité », tout en condamnant la méthode excessive et la « provocation » des militants de Greenpeace (fallait bien quand même faire un petit tacle aux “dangereux” activistes).

La réaction du Parti communiste par la voix de Pierre Laurent, son secrétaire national et président des sénateurs PCF, fut assez choquante : « C’est un non-événement, ils l’ont déjà fait plusieurs fois. Les militants de Greenpeace sont opposés au nucléaire, on le sait. » L’activisme n’est plus soutenu par le PCF, a priori… Et oui, ils l’ont fait plusieurs fois, car il faut le faire plusieurs fois pour faire réagir les politiques démissionnaires sur le sujet, et éduquer les citoyens sur les dangers du nucléaire. Et Pierre Laurent d’ajouter : « ce qui serait intéressant, c’est qu’on déploie, en y invitant tous les citoyens […], un grand débat sur l’avenir de l’énergie en France. » On le sait : les centrales sont vieilles, leur durée de vie est reportée au mépris des divers incidents ou accidents survenus. Ce débat proposé par le PCF est un leurre : il s’agit simplement de gagner du temps, car en son sein, même si le doute progresse, une frange pro-nucléaire est toujours toute puissante.

Ainsi, lors d’un tractage sur le marché d’Orléans-La Source samedi dernier, je fus interpellé ardemment, alors que je venais les saluer, par des militants communistes sur la hausse des tarifs de l’électricité. Le peuple ne peut supporter ça ! Un écologiste ne peut accepter ça ! Bah non, camarade, je ne peux l’accepter, surtout quand on essaye de dissimuler qu’un des facteurs de la hausse du tarif est l’entretien du matériel vieillissant et dangereux. « Mais le nucléaire, il en faut ! » m’a alors répondu un militant. « Révisez le dossier » fut ma réponse.

Mais le summum de la réponse alambiquée fut celle de François Hollande : « La France est très attachée à la sécurité nucléaire et l’Autorité de sûreté nucléaire y veille, c’est sa mission » […] « Elle a donné d’ailleurs toute garantie pour nous assurer que cette sécurité nucléaire est absolument respectée ».

Il est inquiétant de constater qu’on entre dans une centrale comme dans un moulin comme le souligne Isabelle Philippe, chargée de communication de Greenpeace : « Les militants sont rentrés le plus simplement du monde, ils n’ont mis que vingt minutes pour aller de l’entrée de l’enceinte en haut des structure s».

Il est également inquiétant de voir un Président affirmer le contraire même après l’évidence.

Il est enfin inquiétant que la seule réponse soit « des sanctions pénales plus lourdes » pour les auteurs telles que l’a évoqué Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. Ainsi, le ministère envisage la création de nouveaux chefs d’inculpations pour ce genre d’action. Est-il quelqu’un en France capable d’envisager que cela arrêtera toute intrusion terroriste ? Tu t’es fait exploser à l’intérieur de la centrale, mais tu auras une amende, vilain terroriste. Plutôt que de résoudre la maladie, on préfère masquer les symptômes. C’est évidemment irresponsable.

En août 2012, la sécurité des réacteurs de Tricastin avait été mise en cause par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN) qui avait évoqué des fissures « dangereuses » dans la Drôme, pour relativiser des problèmes survenus alors sur un site nucléaire belge. L’ASN avait indiqué à cette occasion que sur 37 « défauts sous revêtement » effectivement détectés dans le parc français, 20 étaient situés sur la cuve du réacteur numéro 1 du Tricastin.

Le Tricastin a été mis en service en 1980.

La sortie du nucléaire est un des éléments de la transition énergétique. Comme le rappelle Greenpeace, si François Hollande veut réduire de 75% à 50% la production d’énergie d’origine nucléaire d’ici 2020, ce n’est pas une centrale qu’il faut fermer mais 20.

Comme le rappelait François De Rugy, co-Président du groupe EELV à l’Assemblée nationale, sur France 3 : « Greenpeace, ce ne sont ni des plaisantins, ni des terroristes mais des lanceurs d’alerte ».

Les photos, la vidéos, le temps réel de l’action de Greenpeace sont accessibles ici : http://energie-climat.greenpeace.fr/action-a-la-centrale-de-tricastin-liveblog

Le prix du nucléaire

Le prix du nucléaire

Dans un précédent article, j’avais montré le grotesque de penser que notre pays est indépendant en production d’électricité grâce à la forte part du nucléaire.

Il est un point qui a été souvent évoqué par les défenseurs du nucléaire : le prix de notre électricité n’est pas cher grâce à cette indépendance énergétique. Mais le temps avançant, il n’est pas difficile de constater que cette vérité n’en est pas une, depuis 2004 nous assistons à une inflation du tarif EDF :

Dans un rapport du 5 juin dernier, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) alerte sur des tarifs trop bas du prix de l’électricité par rapport aux coûts supportés par EDF : “Cet écart est dû en partie à une hausse des tarifs inférieure à ce qui était nécessaire pour couvrir les coûts alors estimés“. Si cet écart était rattrapé sur un an, cela entraînerait une augmentation supplémentaire de 7,6%. La CRE prévoit même une progression de 30% à l’horizon de 2017…

Les raisons de ces coûts sont multiples.

La première, et selon la CRE la plus lourde, est la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Créée en 2000, cette contribution sert pour deux choses : le financement des recherches et développement devant impulser l’essor des énergies renouvelables et la péréquation tarifaire, ce qui permet au consommateur d’acquitter l’électricité au même prix, quelle que soit son implantation géographique. Pensez-vous qu’il faille revenir sur ces objectifs ? Ne devons-nous pas chercher à développer des énergies renouvelables, non importables et non délocalisables ? Devons-nous faire varier le prix de l’énergie suivant les citoyens et leur emplacement géographique ? Ce serait tout d’abord un beau ratage industriel et ensuite une création d’inégalité qui est contraire à notre culture de service public.

La deuxième raison à ces coûts en augmentation est l’augmentation des tarifs d’acheminement de l’électricité (1/3 dans l’envol de la facture). Là, la Cour des Comptes préconisent une rationalisation avant d’augmenter les ressources.

Enfin, la troisième raison de cette envolée des coûts est due… au nucléaire, ou plus exactement, au parc vieillissant des centrales nucléaires d’EDF. Et c’est ainsi que le producteur électrique milite pour que les tarifs de l’électricité incluent un certain nombre de charges liées à la fin de vie des centrales. Car nos centrales sont vieillissantes, que dis-je, sont vieilles tout simplement. Cela demande des entretiens onéreux ne serait-ce que pour préserver la forme de vie la plus proche qui nous intéresse le plus, nous petits individualistes que nous sommes : l’humain.

Une solution ? Construire de nouvelles centrales ? Euh, on se cause franchement comme chez le banquier ? Quand on est dans le rouge, on n’engage pas de nouveaux frais… Et quand bien même, vous pensez qu’une centrale, ça s’arrête comme ça du jour au lendemain ? Non, non, il y a aussi un coût inhérent à cet arrêt, préserver la sécurité, protéger le lieu, etc. Sinon cela donne des choses dramatiques comme ceci :

A Brennilis, la centrale nucléaire est morte mais pas démantelée, elle est en déconstruction depuis 19 ans. Le niveau de radioactivité du chantier d’EDF inquiète.

Mais alors, pourquoi ne pas investir ET dans le nucléaire ET en parallèle dans le renouvelable ? C’est ce qui est, en partie, fait actuellement, mais le nucléaire, suivant les années, mange à lui tout seul 50 à 60 % du budget de la recherche sur les énergies… Donc c’est fait, mais pas vraiment…

Dans une action lancée dernièrement, Greenpeace nous rappelle :

« D’importants investissements vont devoir être effectués et il faudra choisir entre : financer le prolongement de centrales nucléaires vieillissantes, financer les prolongements du chantier de l’EPR, financer la gestion de déchets nucléaires millénaires… ou un investissement massif dans les renouvelables ET les économies d’énergie.

Énergies renouvelables et énergie nucléaire sont en effet incompatibles; nécessitant des systèmes électriques différents, une gouvernance différente, un modèle économique différent. Il faut donc choisir : un euro dépensé ne pourra l’être sur les deux options à la fois. »

C’est donc dans cet esprit que Greenpeace lance une campagne d’information :

Qu’est ce qui se cache derrière votre facture d’électricité ?

Quelques jours avant la prochaine augmentation de la facture d’électricité des français, alors que le débat national sur la transition énergétique se termine, nous lançons auprès des consommateurs une campagne d’information sur leur facture du futur.

Sur le site  www.mafacturedufutur.comles internautes peuvent comparer et choisir entre deux factures annuelles moyennes estimées en 2017 : celle du maintien du nucléaire ou celle du scénario de transition énergétique de Greenpeace.

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http://energie-climat.greenpeace.fr/quest-ce-qui-se-cache-derriere-votre-facture-delectricite