16 voix et un désert maritime…

16 voix et un désert maritime…

Le chalutage provoque de gros dégâts sur la biodiversité, là où il est pratiqué.

L’Europe avait à se prononcer ce jour sur l’interdiction de cette technique de pêche en haute mer.

La Commission Européenne proposait l’interdiction, Carrefour et Casino, entre autres distributeurs, s’engageaient à ne plus y avoir recours. Mais c’était sans compter sur le zèle du « compromis » imaginé par les conservateurs et les socialistes de la commission pêche du Parlement Européen à la grande satisfaction du lobby des armateurs.

L’interdiction du chalutage en eau profonde a été rejeté par le parlement européen avec 16 petites voix d’écart.

Ces 16 voix seront la vitrine de la responsabilité d’extinction d’espèces, de rupture de la chaîne alimentaire, des dérèglements naturels qui en découleront.

Ce n’est pas uniquement pour trois poissons des profondeurs que je m’inquiète, mais c’est juste pour toute la vie sur notre planète, un héritage, celui des générations futures…

Cousteau, réveille toi, reviens, les socialistes oublient ce vers quoi ils avaient avancé…

Retrouvez le communiqué de presse EELV
Ainsi que la réaction de Jean Paul Besset, Eurodéputé EELV Centre-Massif Central

Mise à jour du 11 décembre :
Retrouvez le vote de vos eurodéputés, comprenez ceux qui ont voté pour empêcher l’interdiction du chalutage en eaux profondes malgré le fait que leur parti ait été contre, ceux là même qui montre que le lobbying a une action sur eux :
Consultez les votes en cliquant ici…

C’est bientôt les européennes, n’oubliez pas…

Fracturation hydraulique : le Frack Down de l’UMP

Fracturation hydraulique : le Frack Down de l’UMP

gfdd_day_couv2La nouvelle est tombée ce matin à 10 heures en droite provenance du Conseil constitutionnel : la fracturation hydraulique pour l’exploitation des gaz de schiste restera interdite.

Écologistes, comme lobbies du monde pétrolier, nous étions suspendus à cette décision.

La fracturation hydraulique est la seule méthode qui existe aujourd’hui pour libérer les hydrocarbures de schiste piégés à grande profondeur dans la roche. Mais elle présente de très sérieux risques pour l’environnement, la santé et la sécurité des riverains.

En janvier 2013, après l’annulation de deux permis d’exploitation, la compagnie pétrolière texane Schuepabch avait posé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, transmise au Conseil d’Etat puis au Conseil constitutionnel.

Au delà du risque de devoir à nouveau légiférer et voir les parlementaires harcelés par le lobby pétrolier, il y avait un risque de demande d’indemnisation faramineuse par Schuepabch : la société texane s’apprêtait à réclamer la somme de 1 milliard d’euros à l’Etat français.

Le Conseil constitutionnel valide donc la loi du 13 juillet 2011 qui interdit en France l’usage de la fracturation hydraulique pour explorer et exploiter les pétroles et le gaz de schiste. Les Sages considèrent par le texte que cette loi « a poursuivi un but d’intérêt général de protection de l’environnement », en ajoutant que « la restriction apportée tant à la recherche qu’à l’exploitation des hydrocarbures ne revête pas, en l’état des connaissances et des techniques, un caractère disproportionné au regard de l’objectif poursuivi ».

Cette loi avait été initiée en 2011 par Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Il pourrait être ironique de constater que les écolos soutiennent des lois UMP, c’est pour dire si on n’est pas bouchés !

Non, le gag est en fait ailleurs…

Depuis plusieurs jours, les pétroliers, par L’Amicale des foreurs ou La Boîte à idées de l’UMP – qui rassemble entre autres, Alain Juppé, Bruno Lemaire, Valérie Pécresse – appelaient à « la reprise de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste ». Une fissure dans les fondations sédimentaires du productivisme ? Ces illustres politiques, évidemment appuyés par les compagnies pétrolières, oseraient désavouer l’un des leurs, et pas le moindre : leur Président de groupe à l’Assemblée nationale ?

Rassurez-vous, depuis, Christian Jacob a retrouvé ses esprits. Et il a trouvé la petite faille qui évitera de passer pour Père Ubu : il est décidé à attaquer le gouvernement de Jean-Marc Ayrault sur l’article 2 de sa loi, selon lui inappliqué. Ce dernier prévoit la mise en place d’une « commission nationale d’orientation » destinée, entre autres, à « émettre un avis public sur les conditions de mise en œuvre d’expérimentations réalisées à des fins scientifiques, sous contrôle public ».

Cet épisode des gaz de schistes nous montre une nouvelle fois l’incompatibilité de l’UMP avec l’écologie. L’écologie c’est bien sympa et bien pratique pour chatouiller l’électeur, mais quand même, parfois, l’environnement, ça commence à bien faire  !

March Against Monsanto / Marche contre Monsanto – sit-in

March Against Monsanto / Marche contre Monsanto – sit-in

Un message reçu du collectif les Engraineurs (voilà Abde, tu as bien fait 😉 ) :

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À l’appel du mouvement Occupy sur les réseaux sociaux, le sit-in « March Against Monsanto » du 25 mai dernier a rassemblé environ 2000 personnes sur le parvis des droits de l’homme du Trocadéro à Paris et plusieurs milliers de personnes ailleurs en France . Dans le monde, ce sont plus de 2 millions de personnes qui ont marché contre Monsanto, et fort de cette mobilisation, le mouvement Occupy annonce un nouvel événement : le 12 octobre, en résonnance avec la « journée mondiale de l’alimentation » annuelle du 16 octobre (« World Food day ») dont le thème annoncé par la FAO sera cette année : « Des systèmes alimentaires durables au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition” (http://www.fao.org/getinvolved/worldfoodday/fr/)

Afin de conserver cet esprit de rassemblement, le collectif citoyen organisateur du premier sit-in parisien aimerait faciliter l’organisation de cet événement pour Paris : la manifestation que nous aimerions monter prendrait la forme d’un pique-nique dégustation géant ouvert à tous, dans une ambiance conviviale, pacifique et festive, et qui se tiendrait dans un lieu populaire et suffisamment spacieux. Le rassemblement visera à :
– dénoncer de nouveau le système Monsanto & co, ses conséquences sanitaires et environnementales
– proposer des alternatives pour une alimentation saine aux parisiens et aux franciliens.

Ayant conscience que l’événement précédent, organisé en à peine 4 semaines, a été peu relayé à l’extérieur du réseau Facebook, le collectif vous communique ces informations au plus tôt, afin que tous, citoyens et associations aient le temps de s’organiser pour ce grand rassemblement !

Contactez-nous si vous souhaitez participer, différentes manières sont d’ors et déjà envisageables (animation, stand, musique…), merci !

Louise pour le collectif des Engraineurs

(sur FB, page de l’action ici https://www.facebook.com/events/399117380197537/, sinon vous pourrez trouver le lieu sur le site de l’association Combat Monsanto)

La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

La quasi totalité des réserves d’eau françaises contaminées par les pesticides

Dans une étude datée du 22 juillet dernier, le Commissariat général au Développement durable, montre que la contamination des cours d’eau français par les pesticides est « quasi généralisée ». 

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Pire encore, les réserves du sous-sol sont également atteintes. Selon l’étude :

« les contaminations des nappes phréatiques par les pesticides sont essentiellement localisées, pour les plus fortes, en région Centre, dans les Charentes, le Vaucluse, les Alpes de Haute-Provence, en Martinique, ainsi qu’au Sud de la Guyane et de Basse Terre en Guadeloupe, avec des concentrations totales de pesticides dépassant 0,5 µg/l (norme de qualité DCE). Au nord de l’Hexagone, en nord Bretagne, dans le couloir rhodanien et le Sud-Ouest, les concentrations totales en pesticides des nappes sont fréquemment supérieures à 0,1 µg/l. Les nappes sous couverture argileuse (en Aquitaine et à l’est du bassin parisien) et les nappes de montagne, est et sud du Massif Central, Pyrénées, Alpes, sont les plus préservées puisqu’aucun pesticide n’y est détecté. »

Dans les zones de cultures intensives comme le Bassin parisien, le Sud-Ouest et le nord de la France, certains secteurs dépassent les 5 microgrammes par litre, seuil au-delà duquel l’eau est « impropre à la fabrication d’eau potable ». Plus de 20 pesticides différents ont été décelés sur 18% des points de mesure, précise le Commissariat.

Les conséquences sont maintenant factuelles. Ainsi, ma commune, Saint Jean-de-la-Ruelle (~17000 habitants), au Nord Ouest dans l’agglomération d’Orléans, était « branchée » sur un approvisionnement en eau potable arrivant de la fameuse nappe de Beauce. Mais suite à la pollution, en 2008, un accord a du être signé avec la ville d’Orléans et le Maire communiquait ainsi :

Une décision responsable dans l’intérêt des stéoruellans
Depuis le 4 juillet, les habitants de Saint Jean de la Ruelle sont approvisionnés en eau potable par la ville d’Orléans, à partir des ressources de l’usine du Val.
En effet, l’eau fournie par les forages de la ville présentait une teneur croissante en nitrates et dépassait les normes prescrites par la DDASS, de façon permanente sur 2 forages. Par ailleurs, la ville n’avait pas de solution interne, tous les forages étant condamnés car non protégeables. Après des études et de nombreux débats, il était de notre responsabilité d’agir et nous avons pris la seule décision possible à court terme, permettant de fournir aux habitants une eau de qualité.
Il s’agissait pour les élus du conseil municipal, d’une question de responsabilité et de santé publique et je me félicite qu’aujourd’hui les stéoruellans puissent consommer une eau de qualité.
Par ailleurs, ainsi que je m’y étais engagé, la distribution de l’eau potable à Saint Jean de la Ruelle reste et restera un service public municipal géré en régie directe.

Votre maire,
Christophe Chaillou

Conséquences : afin d’équilibrer les dépenses dues au changement de mode d’approvisionnement du réseau d’eau potable, une hausse des tarifs a été nécessaire. Elle fut lissée sur trois ans pour en réduire l’impact sur les budgets des ménages. Le tarif de l’eau et le droit d’abonnement ont augmenté de 6.90% en 2008, mais cette hausse fut compensée cette année-là par la baisse de la redevance pollution (!).

En 2012, année de sécheresse, le Président de la FNSEA, Xavier Beulin, demandait la création de retenues d’eau qu’il présentait comme une réponse pérenne à la sécheresse en se plaignant de « tracasseries administratives » et de « l’écologie punitive ».

A priori, monsieur Beulin, la punition ne vient pas de l’écologie, mais d’une agriculture intensive épuisant nos ressources, dont vous êtes le fier héraut.

Les écologistes lui avaient répondu de manière factuelle et documentée, par la voix de Gilles Deguet (Vice-Président au Conseil de la Région Centre) :

« Notre système agricole est confronté à un double défi : il faut d’une part produire de l’alimentation pour nourrir la population, et d’autre part il faut le faire dans un contexte où les facteurs de production (eau, sol, énergie fossile…) sont et seront de plus en plus rares.

« Depuis les années 60 l’agriculture a augmenté sa productivité, mais le modèle qui a été utilisé repose sur une forte consommation d’eau, de produits phytosanitaires (néfastes pour la santé et le bon état des écosystèmes) et d’engrais de synthèse produits à partir d’énergie fossile. La Politique Agricole Commune a largement contribué à l’adoption de ce modèle de production.

« Aujourd’hui, ce modèle n’est clairement plus adapté : les ressources fossiles s’épuisent, les ressources en eau qui sont déjà largement surexploitées risquent de diminuer du fait du changement climatique. Les consommateurs qui achètent les produits et les citoyens qui paient pour la PAC veulent une agriculture qui préserve leur santé et leur environnement et non l’inverse. C’est malheureusement très loin d’être le cas.
« Ainsi, Le Commissariat Général au Développement Durable évalue le coût complet du traitement annuel des excédents en nitrates et pesticides d’agriculture et d’élevage dissous dans l’eau entre 54 et 91 milliards d’euros par an ! Soit cinq fois plus que le solde positif de notre balance agroalimentaire ! »

Monsieur Beulin a une bête noire : les écologistes, comme le montre ses petites interventions politiciennes, comme un accusateur encart dans la République du Centre en période électorale où il expliquait tout le mal que représentait EELV à ses yeux.

Les écologistes ne s’axent pas en terme de bêtes noires, mais d’objectif : améliorer le quotidien de chacune et chacun dans le respect de toutes et tous. Voilà notre grande différence.

Article paru sur :

Déclaration commune des mouvements contre les OGM

Déclaration commune des mouvements contre les OGM

Suite aux rencontres internationales des mouvements contre les OGM, les 20 et 21 juillet 2013 à Bouzy la Forêt (45), ces organisations ont communiqué un texte commun :

Nous, mouvements opposés à la dissémination des OGM (organismes génétiquement modifiés) dans l’environnement, avons partagé l’expérience de nos luttes à l’occasion des 10 ans du Collectif des faucheurs volontaires d’OGM.

14 pays du monde entier représentés par des organisations, associations et mouvements ont participé aux débats.

Une résistance contre ces OGM existe mondialement pour défendre le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM. Les luttes engagées par les uns renforcent le combat des autres.

Les industries semencières et agro-alimentaires s’approprient le vivant et le droit d’imposer la commercialisation et l’utilisation des plantes génétiquement modifiées. Elles détruisent l’agriculture paysanne et vivrière et portent atteinte à la souveraineté alimentaire, à la biodiversité et à la santé humaine et animale.

Nous, citoyennes et citoyens de tous horizons, travaillons à

une solidarité et une résistance mondiale contre les OGM

Nous déclarons mutualiser nos énergies et nos moyens contre la domination des multinationales s’appuyant sur la complicité et l’hypocrisie des gouvernants et dirigeants des structures internationales (OMC, FMI, etc).

Nous refusons le brevetage et la marchandisation du vivant.

Nous élaborons, ensemble et pour le bien commun, une coordination des résistances internationales.

Une agriculture respectueuse du vivant est possible.

Une recherche partagée entre paysans et scientifiques est possible.

Participants :

Afrique du Sud  Mariam MAYET : Africa Center for Biosafety 

Belgique – Barbara VAN DYCK et Steven DESANGHERE : Field Liberation Movement 

Bénin – René SEGBENOU : Coalition pour la Protection du Patrimoine Africain  

Bénin – Jeanne ZOUNDJIHEKPON : Grain 

Brésil – Darci FRIGO : Mouvement des Sans Terre 

Espagne – Juan-felipe CARRASCO : Salvia 

Etats-Unis – Lisa STOKKE et Dave MURPHY : Food Democracy Now

Italie – Luca COLOMBO : Fondation Italienne pour la Recherche en Agriculture Biologique et Biodynamique 

Inde – Sreedevi LAKSHMI KUTTY : Coalition for a GM-free India

Mexique – Catherine MARIELLE : Grupo de Estudios Ambiantales AC 

Nouvelle-Calédonie – Jérémy ANDRÉ Stop OGM Pacifique 

Pays-Bas – Anton LUCCIONI : Militant 

Royaume-Uni – Gérald MILES : Take the Flour Back

Sénégal – Lamine BIAYE : Association Sénégalaise des Producteurs de Semences Paysannes 

France – Arnaud APOTEKER Chargé de mission sur les OGM au Parlement européen

France – Josie RIFFAUD Via Campésina 

France – René LOUAIL : Confédération Paysanne 

France – Jean-Baptiste LIBOUBAN : initiateur du Collectif des Faucheurs Volontaires

Tricastin : François Hollande à coté de la plaque, mais il n’est pas le seul

Tricastin : François Hollande à coté de la plaque, mais il n’est pas le seul

Suite à l’action de Greenpeace à la centrale du Tricastin, la réponse des politiques ne s’est pas faite attendre.

Action Greenpeace à Tricastin - Photo Greenpeace France
Action Greenpeace à Tricastin – Photo Greenpeace France

Évacuons la droite et son ADN nucléocrate, leur posture n’a pas vraiment d’intérêt, tellement elle est entendue. Quoiqu’on peut souligner que des fissures se créent (comme au Tricastin) dans la pensée unique et dogmatique pro-nucléaire. Ainsi, le député UMP, Jérôme Chartier a estimé sur RMC que cette intrusion pouvait « servir à quelque chose »Il relève « des situations d’insécurité », tout en condamnant la méthode excessive et la « provocation » des militants de Greenpeace (fallait bien quand même faire un petit tacle aux « dangereux » activistes).

La réaction du Parti communiste par la voix de Pierre Laurent, son secrétaire national et président des sénateurs PCF, fut assez choquante : « C’est un non-événement, ils l’ont déjà fait plusieurs fois. Les militants de Greenpeace sont opposés au nucléaire, on le sait. » L’activisme n’est plus soutenu par le PCF, a priori… Et oui, ils l’ont fait plusieurs fois, car il faut le faire plusieurs fois pour faire réagir les politiques démissionnaires sur le sujet, et éduquer les citoyens sur les dangers du nucléaire. Et Pierre Laurent d’ajouter : « ce qui serait intéressant, c’est qu’on déploie, en y invitant tous les citoyens […], un grand débat sur l’avenir de l’énergie en France. » On le sait : les centrales sont vieilles, leur durée de vie est reportée au mépris des divers incidents ou accidents survenus. Ce débat proposé par le PCF est un leurre : il s’agit simplement de gagner du temps, car en son sein, même si le doute progresse, une frange pro-nucléaire est toujours toute puissante.

Ainsi, lors d’un tractage sur le marché d’Orléans-La Source samedi dernier, je fus interpellé ardemment, alors que je venais les saluer, par des militants communistes sur la hausse des tarifs de l’électricité. Le peuple ne peut supporter ça ! Un écologiste ne peut accepter ça ! Bah non, camarade, je ne peux l’accepter, surtout quand on essaye de dissimuler qu’un des facteurs de la hausse du tarif est l’entretien du matériel vieillissant et dangereux. « Mais le nucléaire, il en faut ! » m’a alors répondu un militant. « Révisez le dossier » fut ma réponse.

Mais le summum de la réponse alambiquée fut celle de François Hollande : « La France est très attachée à la sécurité nucléaire et l’Autorité de sûreté nucléaire y veille, c’est sa mission » […] « Elle a donné d’ailleurs toute garantie pour nous assurer que cette sécurité nucléaire est absolument respectée ».

Il est inquiétant de constater qu’on entre dans une centrale comme dans un moulin comme le souligne Isabelle Philippe, chargée de communication de Greenpeace : « Les militants sont rentrés le plus simplement du monde, ils n’ont mis que vingt minutes pour aller de l’entrée de l’enceinte en haut des structure s».

Il est également inquiétant de voir un Président affirmer le contraire même après l’évidence.

Il est enfin inquiétant que la seule réponse soit « des sanctions pénales plus lourdes » pour les auteurs telles que l’a évoqué Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. Ainsi, le ministère envisage la création de nouveaux chefs d’inculpations pour ce genre d’action. Est-il quelqu’un en France capable d’envisager que cela arrêtera toute intrusion terroriste ? Tu t’es fait exploser à l’intérieur de la centrale, mais tu auras une amende, vilain terroriste. Plutôt que de résoudre la maladie, on préfère masquer les symptômes. C’est évidemment irresponsable.

En août 2012, la sécurité des réacteurs de Tricastin avait été mise en cause par l’Agence fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN) qui avait évoqué des fissures « dangereuses » dans la Drôme, pour relativiser des problèmes survenus alors sur un site nucléaire belge. L’ASN avait indiqué à cette occasion que sur 37 « défauts sous revêtement » effectivement détectés dans le parc français, 20 étaient situés sur la cuve du réacteur numéro 1 du Tricastin.

Le Tricastin a été mis en service en 1980.

La sortie du nucléaire est un des éléments de la transition énergétique. Comme le rappelle Greenpeace, si François Hollande veut réduire de 75% à 50% la production d’énergie d’origine nucléaire d’ici 2020, ce n’est pas une centrale qu’il faut fermer mais 20.

Comme le rappelait François De Rugy, co-Président du groupe EELV à l’Assemblée nationale, sur France 3 : « Greenpeace, ce ne sont ni des plaisantins, ni des terroristes mais des lanceurs d’alerte ».

Les photos, la vidéos, le temps réel de l’action de Greenpeace sont accessibles ici : http://energie-climat.greenpeace.fr/action-a-la-centrale-de-tricastin-liveblog

Que mangeriez-vous si il n’y avait pas d’abeille ?

Que mangeriez-vous si il n’y avait pas d’abeille ?

A quoi ressembleraient nos supermarchés sans les abeilles ?

Votre étale de fruits et légumes avec ou sans les abeilles…

Un tiers de notre nourriture dépend des abeilles.

Les pollinisateurs naturels sont un maillon essentiel de notre chaîne alimentaire. Plus de 85 % des espèces végétales de la terre, dont beaucoup composent les aliments les plus nutritionnels de notre alimentation, exigent des pollinisateurs pour exister. Pourtant, nous continuons à assister à un déclin alarmant de ces populations.

Pour lire l’article du blog Ecologie sur LeMonde.fr, suivez ce lien…