Ça respire pas la chrétienté ces églises transformées en mosquées…

Ça respire pas la chrétienté ces églises transformées en mosquées…

Le 15 juin, sur l’antenne d’Europe 1, Dalil Boubakeur, le Président du Conseil français du culte musulman, lançait un caillou dans la mare, un choc dont les ondes n’ont pas fini d’aller s’échouer sur les berges du désintérêt national : devant la pénurie de lieux de cultes musulmans, pourquoi ne pas utiliser des églises vides ou abandonnées.

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La 6e République. Pourquoi, comment ? par Bastien François

La 6e République. Pourquoi, comment ? par Bastien François

La 6e République. Pourquoi, comment ?La 6e République. Pourquoi, comment ? par Bastien François

Ma note : 5 étoiles sur 5

Après un bref rappel historique nécessaire à la compréhension des besoins de réforme constitutionnelle, en quatre chapitres l’auteur trace les grandes lignes d’un projet de gouvernance pour notre pays.

Où l’on apprend le renoncement du PS à la réforme constitutionnelle et son acceptation de la Ve sous la houlette de Manuel Valls, malgré un héritage Mitterrandien (Le Coup d’Etat permanent) et la réflexion au départ constructive d’Arnaud Montebourg.

Où l’on constate que la Ve retrouve la cacophonie de la IVe par glissement de ses vices : réduction du mandat présidentiel (quinquennat), inversion du calendrier électoral, frustration des parlementaires : et si les couacs, les frondes n’étaient qu’une manifestation d’un manque de contrôle de “l’exécutif” par le parlementaire, lorsque le Gouvernement ne respecte pas le contrat initial signé avec les citoyen-nes.

Proportionnelle de compensation, non cumul dans l’espace et dans le temps, démocratie participative, un Sénat repensé, une troisième chambre pensant le long terme pour les générations futures, une redéfinition du rôle du Président, du Gouvernement, de la démocratie participative et une méthode très moderne pour construire cette Constitution : beaucoup de clefs pour une meilleure gouvernance.

En complément, lire également “La Démocratie près de chez vous. Pour une 6e République des territoires”.

Nous n’irons plus au bois

Nous n’irons plus au bois

Mercredi 10 juin, une polémique enfle en interne de mon parti, un député a critiqué durement dans la presse la position du texte d’une de ses collègues, une position sur un sujet où la décence nous force à ne pas oublier que nous parlons de personnes : ceux qu’on appelle les migrants, mais qu’on doit envisager comme réfugiés, comme des hommes, des femmes, des ados, des enfants.

Je prends évidemment part au concert d’indignation, mais en moi résonne l’impression du “qui suis-je pour dire cela, qu’ai-je fait pour aider ?”. Alors me vint l’irrépressible envie d’y aller. Pour quoi faire ? Je ne sais pas. Je me renseigne, je contacte les personnes de mon entourage les plus à même de me guider : une réunion se tenait le soir, regroupant les militant-es écolos de Paris. Une réunion… Ce n’est pas emmener des caisses de riz là où il les faut, mais c’est par là que passe la discussion, la thérapie collective, la recherche de solutions, d’organisation : un plan de généraux avant la bataille décisive.

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Loi sur le renseignement, un blanc-seing liberticide

Loi sur le renseignement, un blanc-seing liberticide

« Plus de sécurité ne doit pas rimer avec moins de libertés », réaffirment les parlementaires, élus, militants écologistes Danièle Auroi, Isabelle Attard, Julien Bayou, Sandrine Bélier, Esther Benbassa, Tewfik Bouzenoune, Cécile Duflot, Pascal Durand, Gregory Gutierez, Jean-Sébastien Herpin, Yannick Jadot, Eva Joly, Gaelle Krikorian, Noël Mamère, Florence Pelissier-Combescure, Sandra Regol, Michèle Rivasi, Sandrine Rousseau et Eva Sas.

Ce texte paru initialement sur Mediapart, est l’adaptation en tribune d’une motion qui sera proposée au vote le samedi 9 mai 2015 lors du Conseil fédéral d’Europe-Ecologie – Les Verts. Cette motion aura pour objet d’affirmer la parole politique du parti. Par ailleurs, il demandera aux Sénatrices et Sénateurs écolos d’amender et de refuser un texte dans l’état actuel des choses. Enfin, cette motion engagera les parlementaires EELV à s’associer à une saisine du Conseil constitutionnel quant à cette loi.

Crédit photo : élégamment autorisé par La Parisienne Libérée

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Le vote obligatoire : une dictature de la démocratie ?

Le vote obligatoire : une dictature de la démocratie ?

L’Arlésienne, ou le marronnier politique, est de retour : il faut rendre le vote obligatoire.

La raison invoquée est la lutte contre l’abstention, mais une raison secrètement désirée est la baisse de l’influence du Front national. Autant dire une volonté de blocage d’un vote désiré et exprimé par des citoyen-nes, donc un acte anti-démocratique. Sinon, autant trouver la bonne raison pour interdire ce parti d’extrême-droite, et jusqu’à maintenant aucun politique n’a réussi à démontrer le caractère anti-républicain du Front national.

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Comment faire avec le FN en ce moment ?

Comment faire avec le FN en ce moment ?

Nous avons un souci : le FN a décidé de briser l’unité nationale par manque de réception d’un carton officiel d’invitation.

Ce souci, nous l’avons rencontré sur Orléans. Nous nous sommes appelés, chaque responsable de parti ou d’ONG, assos : UMP, PCF, PS, UDI, ATTAC, EELV, etc. Nous nous sommes posés deux questions : comment répondre aux nombreuses demandes reçues pour l’organisation d’un nouveau moment de recueillement collectif, sans donner l’impression que nous nous faisions une publicité inacceptable et comment devait-on réagir avec le FN.

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NDDL : des projets du passé, des boulets du futur

NDDL : des projets du passé, des boulets du futur

1967 est une année à retenir car elle fut déterminante pour les moments que nous vivons actuellement. Au-delà de ceux qui savent que c’est mon année de naissance, information pas si saugrenue, nous allons le voir par la suite, cette date est celle de décisions qui ont modelé notre quotidien, et pas toujours pour l’arranger.

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Le FN : le nouveau parti de l’étranger

Le FN : le nouveau parti de l’étranger

Après les révélations de Mediapart sur un prêt de 9 millions d’euros auprès de la First Czech Russian Bank (FCRB), une banque fondée en République tchèque aujourd’hui basée à Moscou, le doute est plus que présent sur les amitiés russes, proche de Poutine, du Front National, surtout lorsqu’on apprend que l’intermédiaire russe pour ce prêt et celui représentant le FN sont d’une probité plutôt contestable.

Petit à petit, d’autres révélations se font : Le Pen père reçoit à son tour des financements russes d’un montant de 2 millions d’Euros, un haut responsable du FN révèle que les 9 millions de prêts au FN ne sont qu’un début de 40 millions, toujours Le Pen Père annonce sa volonté de rencontrer le nouveau “petit père des peuples”.

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Delenda est…

Delenda est…

Pour les lecteurs qui ne connaîtraient pas cette citation, delenda est Carthago, relisons la définition qu’en donne Wikipedia.

Il s’agit d’une citation latine attribuée à Caton l’Ancien, mort en 149 av. J.-C., elle signifie « Il faut détruire Carthage ! » (littéralement « Carthage est à détruire »).

Bien que les Romains aient remporté les deux premières Guerres Puniques, ils connurent quelques revers et humiliations dans leur lutte d’influence contre la cité-État maritime et phénicienne de Carthage au nord de la Tunisie actuelle. Cela les poussa à rechercher par vengeance la victoire totale qui s’exprime par cette formule. La Troisième guerre punique s’acheva par la destruction complète de la ville. La cité fut brûlée (des traces d’incendie sont visibles sur les quelques ruines qui restent de la Carthage phénicienne), rasée et les survivants vendus en esclavage. Les historiens se demandent si, oui ou non, les champs furent recouverts de sel. En tout cas, cette légende donne une idée de l’animosité romaine.

Selon la tradition, Caton l’Ancien prononçait cette formule à chaque fois qu’il commençait ou terminait un discours devant le Sénat à Rome, quel qu’en soit le sujet.

L’expression s’emploie aujourd’hui pour parler d’une idée fixe, que l’on poursuit avec acharnement jusqu’à sa réalisation ; elle peut signifier aussi la nécessité de détruire une institution ou une structure devenue néfaste mais qui persiste.

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