Affirmer une autre ambition pour la restauration collective à Orléans

légumesCommuniqué de presse du groupe communal EELV d’Orléans à l’occasion du conseil municipal du 18 janvier 2016.

À l’heure où l’assemblée nationale vote à l’unanimité une loi sur « l’Ancrage territorial de l’alimentation » imposant des objectifs chiffrés contraignants de 40 % d’alimentation durable et locale (dont 20 % de bio) dans la restauration collective publique (cantines scolaires, hôpitaux, maisons de retraite…), cette délibération de la mairie d’Orléans concernant la délégation de service de restauration semble malheureusement bien peu ambitieuse.

Plus de 100 000 personnes ont relayé auprès de leurs députés la campagne de l’association « agir pour l’environnement » en faveur de cette proposition de loi, et dans la région Centre Val de Loire 77 % de nos concitoyens y sont favorables. À Orléans même, un collectif de parents d’élèves a montré récemment qu’une très forte majorité (plus de 70%) réclament plus de bio et de local dans les assiettes de leurs enfants.

Le Grenelle de l’environnement a déjà un peu plus de 8 ans, et la réflexion proposée ici figurait déjà dans ses objectifs. La mairie d’Orléans a donc manifestement pris beaucoup de retard dans l’application d’une démarche vertueuse pour sa restauration collective.

Au lendemain de la COP 21, il est déterminant de construire localement les solutions qui permettront de limiter les émissions causées par les transports d’alimentation longue distance à travers la France et l’Europe, tout comme ceux de l’agriculture et de l’alimentation (qui représentent près de 36 % des émissions de gaz à effet de serre en France). Il est indispensable prolonger la réflexion proposée avec une beaucoup plus grande ambition.

Car le crédo du moindre coût est une impasse qui ne permettra malheureusement pas de fournir à nos enfants et à nos aïeux une nourriture de qualité, de favoriser l’éducation au « bien-manger » et d’avoir un encadrement satisfaisant pour que le temps de repas soit profitable. Le moins-disant économique ne va jamais dans le bon sens sur ce type de sujet.

Une autre dimension fondamentale reste pour le moment totalement dans l’ombre : cette réflexion sera-t-elle conduite en concertation avec les citoyens et tout particulièrement les parents d’élèves ? Il nous reste désormais un peu plus d’un an pour répondre à ces questions. Nous veillerons à la pertinence des réponses apportées par la mairie d’Orléans.

Estelle Touzin et Jérôme Beyler
co-porte-parole du groupe communal EELV d’Orléans

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